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Je suis actuellement dans une « ferme sanctuaire » à Otaki, à une heure au nord de Wellington. J’y fais du woofing (quelques heures de travail, contre le logement et les repas) pendant une petite semaine, ma dernière en Nouvelle-Zélande ! L’association « The Black Sheep » (le mouton noir) a ouvert ce magnifique lieu il y a 4 ans et demi maintenant. Une ferme sanctuaire est une ferme où l’on recueille les animaux de ferme mais pas pour les manger ! Ces animaux devaient généralement aller à l’abattoir ou bien ils vivaient dans des conditions terribles d’exploitation pour la viande, le lait ou autres fins pour le moins inhumaines.

Il faut les voir maintenant comment ils sont heureux. Parfois, j’en ai les larmes aux yeux ! J’observe chaque jours les cochons, les chèvres, les moutons, les vaches, les chevaux, les poules, les canards,… C’est incroyable de voir à quel point chacun a ses particularités, son propre caractère et sa place parmi le groupe. Il y a de la tendresse entre eux, ou parfois de la bagarre, c’est selon. Mais généralement la bagarre ne dure pas plus de quelques secondes. On se dispute un brin d’herbe ou un morceau de nourriture. Non, vraiment, c’est incroyable de les voir aussi épanouis. Particulièrement les cochons. On m’avait déjà dit à quel point ils nous ressemblaient ou ressemblaient aux chiens mais de pouvoir le voir en vrai, c’est saisissant ! Leur enclos se trouve devant les fenêtres de la pièce principale et donc on peut les regarder régulièrement. On peut les voir interagir entre eux comme on le ferait, nous. Je crois que ce que je préfère, c’est quand ils jouent à cache-cache ! C’est vraiment trop rigolo ! Et ils ont l’air de vraiment s’amuser ! Il y a deux énormes cochons roses et six autres moins grands, noirs, dont deux très jeunes. Ils ont la peau épaisse sur le dos mais sur le ventre, elle pourrait ressembler à celle d’un humain, c’est impressionnant. Tout comme leurs yeux. Parfois quand ils me regardent, j’ai l’impression qu’on a mis des hommes dans des corps de cochons, comme pour leur jeter un mauvais sort. Ils sont aussi affectueux qu’un chien. Et ils savent se faire comprendre. Ils ont leurs habitudes. Chacun a ses préférences, ses propres goûts, ses propres envies. C’est marrant de voir ces grandes bêtes de plus de deux cents kilos se mettre sur le ventre pour que vous le lui grattiez. J’évite de penser qu’il y a des milliards de leurs congénères enfermés dans des grands hangars industriels, où ils sont nés sans voir le jour et où ils mourront bébés ou adolescents, dans 99% des cas dans d’atroces souffrances. J’évite d’y penser sinon je pleure. J’évite d’y penser mais parfois c’est plus fort que moi… Néanmoins de les voir, eux, si heureux, c’est une sensation qui vous remplit le coeur d’une chaleur indescriptible. Je les regarde et je me dis qu’ils ne doivent sûrement pas savoir la chance qu’ils ont d’être ici. Ils ont pourtant connu la torture dès leur naissance : queue, dents, testicules, le tout coupées à vif. Mais maintenant, ils vivent leur vie de cochons épanouis et je peux vous dire que ça fait plaisir à voir !

La ferme est perchée sur la cime d’une grande colline. Il y a des forêts sur les collines voisines : forêt de pins importés il y a quelques décennies pour faire du papier ou des meubles (il y en a en quantité dans tout le pays, pas toujours très beau à voir quand elles sont coupées…) et forêt d’arbres d’origine de l’île, plus jolie celle-ci car plus diversifiée.

Quelques pâturages nous entourent et on peut voir la mer qui est pourtant à une petite dizaine de kilomètres. De ma chambre, je la vois, nichée entre deux flancs obliques de collines vertes. C’est la fin du printemps ici, et les fleurs et les fruits se font concurrence. Les oiseaux d’espèces endémiques viennent nous saluer tous les jours et chacun a son heure.

Je suis très contente de pouvoir rester au même endroit plusieurs jours. Et en plus, de me sentir utile. Je retrouve les plaisirs apaisants du jardinage ou du bricolage en plein air. Je savoure le contact avec les animaux qui sont une source inépuisable de découvertes…et d’amour !

Samedi, je retourne à Wellington, chez Rissa, mon amie brésilienne (mais d’origine japonaise !) rencontrée dans un bus au Chili, qui m’a déjà superbement bien reçue le week-end dernier. Nous avons fait de sacrées randonnées sur les hauteurs de la ville, visité une partie des studios de cinéma Weta de Peter Jackson (connu en partie par « le Seigneur des Anneaux » et en ce moment « le Hobbit« ), mangé de succulents sushis vegans faits-maison !

Et dimanche, je prends l’avion pour Melbourne où m’attendent des amies, Angelina et Kate, qui vivent là-bas et avec qui je vais passer Noël. Ma cousine, Aurore, qui est actuellement en Australie, m’y rejoint également. Ce sera mon premier Noël en été !

Depuis mon dernier article, j’ai pas mal voyagé dans le pays des kiwis (comme ils aiment s’appeler). Après ma rencontre avec Moby Dick à Kaikoura, je suis allée à Christchuch, reçue pas Lennie et Ivan, des néo-zélandais adorables. J’y ai visité un centre de conservation des espèces (en fait, une sorte de zoo) où j’ai pu enfin être en tête à tête avec l’animal national : le kiwi (un vrai, mais enfermé…) ! Etrange oiseau nocturne, sans ailes, ni queue, au long bec, très sauvage, qui se fait extrêmement discret si bien que tous les néo-zélandais que j’ai rencontrés m’ont avoué qu’ils n’avaient jamais vu un kiwi de leurs propres yeux dans son milieu naturel, seulement en captivité. J’ai aussi pu voir d’autres espèces endémiques comme le kéa, perroquet très intelligent. J’ai ensuite visité le Centre International de l’Antarctique, où l’on apprend tout ce qu’il y a à savoir sur le continent blanc. Passionnant !

Enfin, j’ai visité le centre ville de Christchurch. Et un frisson m’a traversé le dos, de haut en bas, courant entre mes omoplates. Je ne m’y attendais pas. La ville, qui a subi successivement deux importants tremblements de terre il y a bientôt trois ans, a des airs de ville bombardée. Un bâtiment sur trois a disparu, ce qui laisse des trous béants entre ceux qui ont tant bien que mal résisté aux chocs ou qui ont été reconstruits. Des énormes espaces vides, laissant provisoirement la place à des parkings en terre battue. Beaucoup de commerces sont fermés, comme ceux d’une ville hantée. Par moment, on croit même voir encore la poussière apocalyptique sur le rebord des fenêtres. Certains quartiers du centre essaient de refaire surface et ouvrent de nouveaux magasins ou restaurants flambant neufs, avec dans l’air un timide espoir que ça n’arrivera plus. Tous les habitants (en tout cas, ceux qui sont restés) vous en parlent, avec la tragédie inscrite dans leurs yeux. C’en est parfois terrifiant. Sa cathédrale a été sérieusement endommagée et a perdu une partie de son clocher. Heureusement, la ville a toujours son superbe jardin botanique et son musée. Son tramway touristique parcourt quelques rues qui ont retrouvé un semblant de normalité. C’était une expérience que je n’oublierai pas de sitôt. Bien sûr, ça me rappelle que seule la Terre est maîtresse à bord. Et qu’en quelques minutes, votre vie pourrait ne plus jamais être comme avant…

Ensuite, j’ai poursuivi mon chemin encore vers le sud : à Dunedin. J’y ai observé des oiseaux marins et notamment celui que je voulais voir : l’albatros royal ! Ce serait trop long cette fois-ci pour que je vous raconte tout ce qu’il a d’extraordinaire. C’est un oiseau impressionnant. J’y ai aussi rencontré, Jo, la présidente d’une association, Rescue Dog, qui se bat pour trouver des familles à des chiens qui viennent de perdre leur maître et que l’on veut euthanasier. Procédé révoltant mais systématique, dans cette ville.

Et puis, j’ai traversé l’île pour aller vers l’ouest puis vers le nord : Queenstown (superbe petite ville branchée, sur le bord d’un lac, dans les montagnes), le glacier Franz Joseph (qui diminue à vitesse grand V), Punakaiki (sur la côte, où se trouvent une formation géologique très amusante, les « Pancakes Rocks « – les rochers-crêpes), Nelson (au nord de l’île, placé au centre apparemment exact de la Nouvelle-Zélande) puis j’ai repris mon ferry à Picton, où il faisait cette fois-ci un soleil radieux, pour arriver à Wellington, il y a une semaine maintenant. Entre certaines étapes, j’ai fait du stop qui s’est plutôt bien passé puisque j’ai mis moins de 10 minutes à chaque fois pour être prise par une voiture. La première fois, par un jeune couple d’Australiens adorables, de Sidney. La seconde fois, par un vieil artisan néo-zélandais vivant sur son bateau. Il est passé par des petites routes spectaculaires, en lacets, qui bordaient des fjords.

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A Punakaiki, après avoir vu ces superbes falaises stratifiées, je me suis promenée le long d’une rivière, dans la forêt tropicale. J’étais seule, avec pour seuls « bruits » le chant des oiseaux et la rivière qui courait en contre-bas. J’en ai profité pour vous faire une petite vidéo.

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Et comme c’est bientôt Noël, je vous ajoute une vidéo, restée dans mes archives, que j’avais tournée en juin dernier en Equateur lorsque j’étais au sud du pays, à Puyango, afin de voir une forêt pétrifiée. La forêt était superbe, avec ses troncs de pierre jonchant le sol d’une forêt plus vivante. Mais j’ai aussi eu l’opportunité le soir-même d’utiliser ma moustiquaire : on m’avait installée dans une petite maison, censée loger les rares touristes, où des centaines de bestioles sont venues me rendre visite… J’ai arrêté de compter les espèces différentes après 30… Le lendemain, je passais la frontière pour me rendre à Tumbes au Pérou où d’autres aventures m’attendaient.

A bientôt…

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Finalement, je me suis réveillée le lendemain avec un soleil déjà très haut dans le ciel d’un bleu magnifique. J’ai été surprise de découvrir que la petite ville était dominée par de grandes montagnes, cachées depuis mon arrivée par les nuages. Je suis alors partie faire une longue marche sur la péninsule de Kaikoura. Une grande étendue verte en forme d’étoile avec, sur ses flancs sud, de superbes falaises aux tons clairs. J’ai longé une côte qui accueillait des colonies d’otaries et d’oiseaux marins. De grandes prairies recouvraient les hauteurs des falaises d’où l’on pouvait admirer d’un côté l’immensité d’un océan turquoise, et de l’autre, une chaîne de montagnes aux sommets enneigés et aux pentes verdoyantes. J’ai fait des centaines de clichés (que je posterai un peu plus tard) et je suis revenue à l’hôtel en fin de journée, épuisée.

Le lendemain, je suis partie à la rencontre du maître des lieux, le grand cachalot (« sperm whale » en anglais, nom provenant du spermaceti, énorme poche de cire située dans sa tête). J’avais bien essayé de trouver un pêcheur ou un garde côte dans les environs pour tenter de monter à bord de leur bateau, mais bien que Kaikoura fut connu pour la chasse au cachalot, il n’y a maintenant plus de véritable port à proprement parlé. La seule possibilité pour moi était donc la voie touristique. J’ai alors pris mon billet dans l’unique établissement qui proposait de voir la star lors d’une croisière de deux heures et demi. J’ai embarqué avec un groupe de touristes dont quelques japonais. Nous n’avons pas été déçus car au bout d’une petite demie heure nous avons pu rencontrer le splendide cétacé.

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C’était très différent des baleines franches australes que j’avais pu observer sur la péninsule de Valdès, en Argentine. Leur façon de se déplacer dans l’eau ou de plonger, par exemple. Le cachalot donne l’impression qu’il flotte et n’avance pas très vite. Son évent est positionné en oblique du côté gauche, ce qui lui donne un souffle particulier qui va à la fois vers l’avant et vers la gauche. On sait lorsqu’il va plongé car après plusieurs minutes de respirations longues et lentes, il plonge sa tête, arrondit le dos qui est quasiment dépourvu de nageoire dorsale si ce n’est une série de petites crêtes, et sort sa grande queue triangulaire. Sa peau a un aspect fripé.

Je dois avouer que l’excursion était assez bien organisée car à l’intérieur du bateau, sur un grand écran, une guide nous donnait quantité d’informations très intéressantes. J’ai appris par exemple que le cachalot, baleine à dents, avait une petite langue mais une grande gorge. Les mâles peuvent faire plus de 20 mètres de long ce qui en fait le plus grand carnassier au monde. C’est aussi le mammifère plongeant le plus profondément, à plus de 3000 mètres de profondeur. Son spermaceti lui sert pour sa flottabilité mais on suppose aussi pour l’écholocation. Il produit des vocalisations en cliquetis si puissantes qu’elles seraient le son le plus fort produit par un animal. On le retrouve un peu partout sur la planète puisqu’il fréquente tous les océans et une grande partie des mers.

J’ai donc passé un moment passionnant et très émouvant. Malgré une petite houle qui nous faisait tituber sur les ponts du bateau, on a pu approcher de près ce géant des mers. Un souvenir inoubliable.

Le lendemain, je suis repartie en direction de Christchurch, la plus grande ville de l’île du sud, où m’attendaient Jennie et Ivan, les parents de Nick (Laura et lui m’avaient gentiment prêté leur appartement à Mount Maunganui le temps d’un week-end lorsque j’étais du coté de Tauranga). Mon bus avait, pour une fois, plus d’une heure et demi de retard ! Mais ils ont été adorables. Ils ont une très belle maison au bord d’un canal, où je suis actuellement. Je m’apprête aujourd’hui à découvrir la ville qui se remet petit à petit de deux importants tremblements de terre survenus il y a deux ans. Je compte aussi rencontrer une autre star animalière, LA star du pays,  le kiwi !

A bientôt…

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(Otaries croisées lors de notre croisière)
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Plage de Kaikoura

Je suis arrivée hier après-midi sous des nuages bas et sombres, et une pluie continuelle.

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Spaghettis géants !

Kaikoura est un village situé au bord d’une longue plage au sable noir et aux galets plats et gris sur lesquels sont échouées parfois quelques énormes algues jaunes orangées qui me font penser à des spaghettis géants. On peut entendre, volant par-dessus notre tête, quelques mouettes aux yeux clairs et aux pattes et bec rouges, se chamailler comme des enfants qui se disputeraient un jouet. Une rue principale, parallèle à l’océan, distribuent des échoppes destinées à satisfaire d’éventuels touristes. C’est amusant de voir certaines vitrines décorées et peintes pour Noël. Mais même aujourd’hui, le temps est anglais, froid et humide. La pluie ne semble pas vouloir s’arrêter. Les quelques touristes se réfugient dans les cafés ou restent dans leur chambre. Il semble bien difficile en effet d’aller se balader en mer pour observer les habitants des lieux : cachalots, dauphins, otaries, pingouins, albatros royaux,…

Les quelques pistes de woofing (= travail contre logement et repas) que j’ai explorées jusqu’à maintenant n’ont rien donné. Ce n’est pas une période appropriée, avec cette pluie et le manque de touristes. Mais qu’importe, car je ne suis pas sûre de vouloir m’attarder très longtemps ici.

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L’esprit de la baleine est partout, même sur les murs !

Le programme de mes prochaines semaines est déjà bien chargé : visite de l’île du sud, visite d’un refuge pour chiens à Dunedin, visite des parents de Nick à Christchurch, visite de refuges pour faune sauvage avec recherches plus approfondies sur les kiwis, les opossums et les albatros royaux . Ensuite retour sur l’île du nord vers le 11 décembre pour passer quelques jours à Wellington chez Rissa (femme rencontrée au Chili) et enfin terminer mon séjour dans ce beau pays par quelques jours de woofing à Otaki, dans une ferme sanctuaire (= ferme où l’on recueille des animaux de ferme sauvés de l’abattoir) tenue par l’association « The Black Sheep » (= le mouton noir).

Je serais pourtant bien restée à Kaikoura plus longtemps pour rencontrer la faune marine locale mais si les conditions ne me le permettent pas, c’est qu’il ne faut pas insister. Parfois, il faut savoir accepter ce qui se présente, le bon comme le mauvais, et se dire que c’est ainsi. Et que si c’est ainsi alors c’est qu’il devait sûrement y avoir une raison. On s’en rend compte souvent par la suite.

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Sur la plage abandonnée…

Malgré ce temps maussade, je suis toujours contente d’être près de la mer. Ca me remplit d’une joie profonde et sereine. J’aime beaucoup la montagne mais être près de l’océan a pour moi quelque chose de vital. Même me balader près des vagues agitées est un plaisir insouciant. Les mouettes et les cormorans se laissent porter par le vent, les ailes étendues. Bien que le ciel soit couvert, la luminosité éclate de toute sa blancheur et vous montre les couleurs insoupçonnables du paysage qui vous entoure. La mer, par exemple, ici est d’un bleu turquoise qui contraste avec l’écume blanc de ses vagues et le noir grisonnant de la plage. C’est magnifique ! En se tournant légèrement de chaque côté, on peut apercevoir au loin le relief des montagnes environnantes et la péninsule que j’ai prévu d’explorer quand il fera un peu meilleur temps.

J’ai changé d’hôtel et je suis maintenant dans un grand et vieux bâtiment, un peu à la façon « saloon » des cowboys, situé dans la rue principale. Je suis en dortoir mais il n’y a personne, alors je profite d’une grande chambre pour moi toute seule. Tout est calme. On entend juste les quelques voitures rouler sur le bitume détrempé. C’est le milieu de la journée et le village est au ralenti, à demi paralysé par la pluie. Cela contraste avec le week-end dernier, lorsque j’étais à Turangi où il a fait très chaud. J’ai donc troqué mes tongues avec mes chaussures de rando, mes pieds nus avec mes grosses chaussettes de laine, mes débardeurs avec mes couches de pulls !

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Vitrines de Noël d’un boulanger… Chat inspire !

Je me balade avec ma cape de pluie pour couvrir mon sac à dos. Mais je sais que dans quelques jours, je peux retrouver du beau temps. C’est comme ça le voyage. Surtout par ici, en Nouvelle Zélande. Comme à Buenos Aires d’ailleurs. Il peut faire un temps magnifique le matin et pleuvoir l’après-midi, ou le contraire. Il faut toujours prévoir une garde robe multifonction !

Je vais donc continuer mes investigations sur les personnes de la protection animale que je pourrais rencontrer… tout en grignotant du chocolat d’une tablette que je me suis offerte non sans folie ! 😉

A bientôt…

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Rouleaux des vagues…

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Marée pacifique…

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La terre, le ciel et la mer sous des couleurs particulières

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Comparaison de la taille des algues par rapport à mon pied !

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Même par temps gris, on garde le sourire !

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Galets ronds et gris… ou blanc comme un oeuf !

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Original ! 🙂

 

 



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Aéroport de Buenos Aires, salle d’embarquement.
Prête pour de nouvelles aventures !

Dans un voyage au long court, les arrivées sont toujours suivies de départs après un temps plus ou moins long. Mon départ d’Amérique du sud a fini part pointer le bout de son nez (après plus de 8 mois et 23 jours) et mon coeur s’est encore retrouvé à battre à cent à l’heure. Une émotion étrange m’envahit. Je suis à la fois triste de quitter ce merveilleux continent et tous les gens que j’y ai croisés, mais aussi curieuse de découvrir le prochain et de savoir ce qu’il me réserve.

Je vous écris de l’aéroport de Santiago où je suis en transit pour quelques heures. J’ai quitté Buenos Aires il y a trois heures et traversé pour la dernière fois la cordillère des Andes. J’ai dit au revoir à la merveilleuse famille franco-argentine qui m’hébergeait depuis plusieurs semaines. Ils m’ont remarquablement accueilli et m’ont considérée comme l’une des leurs. Et ça fait du bien de se sentir en famille lorsque l’on est loin de la sienne !

Je les remercie donc très chaleureusement et je laisse, une fois de plus, un peu de moi-même et une partie de mon coeur dans cette Argentine qui vit au rythme du maté et dont les personnalités des gens qui l’habitent sont aussi variées que les paysages qui la composent.

Je remercie : Gilles et Liliana (Lili), les parents, qui m’avaient accueillie avec Estelle la première fois ; Manini (la fille) et Federico (dit el Chino) qui m’ont accueillie ces deux dernières semaines ainsi que leur petite chienne Uma qui m’a tenue compagnie ; Yves (le fils) et Anía qui partent bientôt pour San Francisco ; Mati (l’autre fils), superbe danseur professionnel qui m’a fait vibrer dans sa comédie musicale « Cléopatre » ; Yani (la filleule de Lili) avec qui j’ai partagé de nombreux rires et Cira, la chienne labrador de Gilles et Lili.

Ce sont tous des gens qui ont une joie de vivre incroyable et qui m’ont tendu la main quand j’en avais besoin. Je ne les remercierai jamais assez. Mes deux dernières semaines chez Manini et Federico m’ont permise de recharger mes batteries et de faire des recherches pour la suite de mon parcours car je suis actuellement à la recherche de financements pour poursuivre mon voyage, ainsi que d’un travail temporaire en Nouvelle-Zélande ou en Australie. Leur petite chienne Uma, m’a tenue compagnie durant toutes ces journées de labeur et ce fut un plaisir d’avoir cette petite peluche à mes côtés. Nous avons tissé des liens forts et notre séparation a été déchirante… J’ai été toute aussi proche de ses deux maîtres et lorsqu’ils revenaient de leur travail en fin d’après-midi, nous prenions le maté, nous pouvions parler pendant des heures et ils me faisaient goûter les spécialités du pays.

Il vont longtemps me manquer…

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Heure du maté accompagné de délicieuses pâtisseries argentines à la patate douce et au coing, avec Manini et Federico (dit Chino).

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Avec Gilles et Lili, ma famille argentine !

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Avec Yani et Lili à l’aéroport de Buenos Aires.

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Avec la petite Uma devant le tee-shirt de Federico signé par Diego Maradona en personne !

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Mes adorables hôtes et amis : Federico (el Chino) et Manini.

Dimanche, mon dernier dimanche sud-américain, j’ai vécu un moment très intense également puisque je suis allée à une conférence tenue par Roger Payne (très grand spécialiste des baleines) et Jane Goodall (très grande spécialiste des chimpanzés). Deux personnes qui ont évidemment une grande influence pour moi. Et j’avoue ne pas avoir été déçue par le message de paix qu’ils y ont exprimé. Ce fut une belle rencontre entre deux grandes figures de la protection animale. Un moment émouvant qu’on ne peut oublier.

Lundi, mon dernier lundi sud-américain 😉 , j’ai été rendre visite à un refuge, le refuge de Saint-François d’assise qui se trouve à deux heures de train de banlieue de Buenos Aires. Il est tenu par une femme formidable, vétérinaire, Patricia. Il y héberge 400 chiens, 6 chats, 6 poneys, une ânesse, deux chèvres, deux moutons, trois poules, une pintade ! Tous sauvés de vies épouvantables. C’est un endroit très propre avec beaucoup d’arbres et plein d’amour. Certains chiens sont fortement handicapés (cécité, paralysie, tremblements,…) et pourtant on peut les voir heureux. C’était aussi un moment très fort où j’ai à nouveau beaucoup appris sur la manière de tenir un refuge. Merci donc à Patricia et à toute son équipe qui font un travail remarquable mais malheureusement pas toujours facile à cause du manque cruel de moyens.

Je quitte donc cette Amérique sereine, avec toujours cette envie de continuer et d’en savoir plus sur les relations entre les hommes et les animaux. J’ai adoré ce continent (le sud), et la splendeur des paysages que j’étais venue chercher était bien au rendez-vous.

A moi maintenant l’Océanie ! Je commence par la Nouvelle-Zélande, pays des kiwis et des rugbymen… Un autre continent m’attend, une autre culture, d’autres civilisations, d’autres peuples.

Je pars prendre l’avion qui va bientôt décoller, pour 13h de voyage jusqu’à Auckland  !

Je vous raconterai tout ça… à bientôt !

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Je quitte Puerto Iguazu le coeur serré car j’y ai passé une dizaine de jours très agréables. J’ai pu me reposer et recharger mes batteries ! Tous les matins et au coucher du soleil, des milliers d’oiseaux chantaient à tue-tête dans le petit jardin de la chambre d’hôte où je logeais. Maria, la propriétaire, et sa petite chienne, Lys, m’ont reçue comme une princesse si bien qu’elles sont devenues des amies et nous passions nos soirées ensemble. Ce fut très relaxant. Malheureusement, internet a très mal fonctionné (à cause du temps m’a-t-on dit) et du coup je n’ai toujours pas pu poster mes albums photos. J’ai même manqué un rendez-vous vidéo sur internet avec les enfants de la classe de maternelle de Rochefort qui me suivent depuis le début !

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Lys

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Tout à l’heure, après une visite rapide chez un couple de voisins passionnés d’oiseaux, où j’ai pu observer les colibris du matin venir s’abreuver, je suis partie en bus direction San Ignacio. Maria est venue m’accompagner et nous nous sommes dit au revoir en nous promettant de nous écrire. C’est fou, ça me fait toujours très plaisir lorsque l’on vient me chercher ou l’on m’accompagne prendre mon bus ou mon avion !

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Je partais en fait pour Buenos Aires mais je fais une halte à San Ignacio (d’où je vous écris), toujours dans la province de Misiones, pour visiter d’importantes ruines jésuites. Je reprends ensuite un bus ce soir pour la capitale où j’arriverai demain midi. Je vais passer quelques jours dans la famille qui m’avait accueillie avec Estelle il y a deux semaines. Une grande famille franco-argentine, tous plus adorables les uns que les autres. J’ai aussi hâte de les retrouver.

La terre de la région est rouge et colore tout ce qu’elle atteint : les véhicules, le bas des habitations, les chaussures, les vêtements, les pattes des animaux (et notamment celles de Lys qui les posent un peu partout !). Ici, à San Ignacio, c’est encore la forêt tropicale. Le village n’est pas très grand et les ruines représentent le principal intérêt. Le temps est lourd et moite, et le soleil joue avec les nuages à tel point que tout le monde se demande s’il va finir par pleuvoir. J’ai mis mon grand sac à dos dans un casier près du terminal, le temps de visiter les environs. Je profite une dernière fois de cette ambiance amazonienne qui m’aura suivie tout au long de mon périple (sauf au Chili). J’aime cette verdure permanente et ces multitudes de plantes qui poussent ça et là comme des feux d’artifices. Il y a aussi les insectes bien sûr. D’ailleurs, en même temps que je vous écris, une petite fourmi s’amuse à me chatouiller mon bras nu. Ca fait trois que je lui souffle dessus pour qu’elle s’en aille, mais rien à faire, elle persiste ! Et parmi les insectes, il y a aussi les papillons, et ici ils sont impressionnants de beauté. Non, il n’y a pas à dire, il faut avoir vu au moins une fois dans sa vie la forêt tropicale. C’est saisissant de voir ce monde vivant !

A bientôt…

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On me l’avait prédit, on ne m’avait effectivement pas menti. Les chutes d’Iguazú sont spectaculaires ! « Espectacular » comme on dit ici en Amérique du Sud. Mot que je m’amuse souvent à répéter dès que je découvre une beauté naturelle sud-américaine (ce qui faisait sourire Estelle). Car depuis mon départ, dans chacun des pays traversés, les habitants vous certifient toujours qu’il y a le plus grand, ou le plus beau, ou le plus gros, ou le plus petit, ou le plus « je-ne-sais-quoi », – du monde. Alors à chaque fois que je suis devant une merveille du pays, je dis « es espectaculaaaaarrrr !  » et tout le monde approuve en rigolant !

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En pleine forêt humide, la faune et la flore étaient au rendez-vous. Des martinets des cascades tournoyaient au coeur des chutes. Aux abords des chemins, de petits mammifères au nez pointu, les coatis, venaient inspecter si vous n’aviez rien laissé derrière vous. J’ai vu aussi de magnifiques toucans, des lézards, des araignées et plein de papillons de toutes les couleurs et de toutes les tailles.

Pour arriver aux pieds des chutes, en marchant sur des passerelles ou en bateau, il ne faut pas avoir peur de se mouiller. Ce qui rafraîchit et qui fait du bien, surtout en milieu de journée quand les températures dépassent les 30°C.

Ce décor magnifique est en réalité formé par 275 chutes d’eau qui s’étendent sur 3 kilomètres. La « gorge du diable » en fait partie. La rivière Iguazú fait office de frontière entre l’Argentine et le Brésil. Des deux côtés, les parcs nationaux se sont un peu transformés en parcs d’attractions et on peut y pratiquer toutes sortes d’activités sportives, nautiques et aériennes. Les touristes affluent du monde entier.

Traverser la frontière pour aller d’un côté ou de l’autre est très simple. J’ai donc passé quelques heures au Brésil (mon 8e pays en quelque sorte). C’était la première fois depuis mon départ que je ne parlais pas la langue du pays. Ca m’a fait tout bizarre ! Le portugais n’est pas très difficile mais heureusement qu’ils parlaient aussi l’espagnol et l’anglais.

Le côté féérique d’Iguazú repose aussi sur ses arcs-en-ciel en demi-cercle que l’on découvre dès que votre position par rapport au soleil vous le permet. On aurait presque envie de grimper dessus et de s’en servir comme d’un pont pour passer d’une chute à une autre !

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Ce fut pour moi deux belles journées qui m’ont permise de retrouver les émotions et les sensations de la forêt amazonienne.

A bientôt…

Estelle est partie jeudi et j’ai quitté la vie agitée de Buenos Aires vendredi pour 20 heures de bus qui m’ont amené au fin fond de la forêt tropicale, dans la province de Misiones, aux frontières avec le Brésil et le Paraguay : Puerto Iguazú ! Je m’apprête aujourd’hui à découvrir ces si extraordinaires chutes dont tout le monde me parle depuis un mois, les chutes d’Iguazú. Je retrouve la forêt que j’avais laissée derrière moi depuis des mois, ainsi que mon débardeur, mes sandales et ma lotion anti-moustique !

Je fête aujourd’hui mes 8 mois de voyage avec une nature magnifique qui me réserve encore plein de surprises. Je prends enfin un peu de temps pour me retrouver et écrire un peu, classer mes photos, répondre aux amis, relancer des sponsors et trouver des financements car ma bourse commence à être de plus en plus légère. Je prépare mon voyage en Nouvelle-Zélande où je pense y travailler quelques temps.

Pour fêter ces 8 premiers mois, voici une photo avec le célèbre glacier Perito Moreno que j’ai eu la chance de voir sous un soleil magnifique, il y a quelques jours :

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En voici une autre avec les baleines franches australes de la péninsule de Valdès près de Puerto Madryn (le teint blafard, c’est à cause de la crème solaire ! ) :

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Je vous promets de vous en envoyer beaucoup plus prochainement !

A bientôt…