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Me voici dans l’avion de retour pour Paris. Un étrange sentiment m’envahit. Peut-être celui de l’accomplissement de quelque chose d’important, de quelque chose attendu depuis longtemps.

Dans une heure, mon avion atterrira sur le sol français. La France. Mon pays. Je ne me suis jamais autant sentie française qu’à l’étranger. Et c’est lorsque l’on est dans un autre pays que l’on a l’impression de représenter le nôtre. Les gens vous donnent l’image qu’ils s’en font vue de chez eux. C’est bien souvent amusant. Parfois réaliste, parfois beaucoup moins.

J’ai passé un peu plus d’un an sur la route et quatre mois à Surfers Paradise où j’ai décidé de me poser pour un temps. Je serai donc partie un an et quatre mois et demi. C’est peu et c’est beaucoup à la fois. Finalement, ce sera passé vite. J’ai connu beaucoup de moments de joie, et quelques uns de désespoir. J’ai fait la rencontre de centaines de personnes, pris des dizaines et des dizaines de moyens de transports.

Mon voyage m’aura conduit vers des chemins que je ne soupçonnais même pas. Il m’aura indéniablement rendue plus forte mais m’aura également apportée une autre vision sur moi-même et la société dans laquelle je vivais. Être loin de ces habitudes du quotidien, loin de sa culture d’origine, loin de ses repères, loin des siens, vous pousse à vous surpasser et à aller à la découverte de l’inconnu et à la rencontre de l’étranger. Cela vous donne les outils nécessaires pour affronter les obstacles de la vie avec peut-être un peu plus d’ouverture d’esprit et de conscience de l’autre.

J’étais partie pour voir de mes propres yeux toute la beauté du monde. Bien que j’en ai vu qu’une infime partie, cela m’a conforté dans mon combat pour protéger tout ce qui constitue le monde que je vais laisser à mes enfants. A l’extrême opposé de cette beauté fragile et infinie, j’ai vu l’atrocité et la cruauté que pouvait engendrer une partie de notre humanité. Même si parfois le sentiment d’impuissance m’envahit, cela décuple surtout mon énergie pour renverser les tendances et montrer à mes semblables que rien est impossible et que si nous nous y mettons tous ensemble, on peut faire des miracles. Le respect d’autrui et du monde qui nous entoure est pour moi la clef pour vivre dans une humanité plus juste.

J’avoue ne pas encore vraiment réaliser que je rentre en France et que mon voyage est terminé. Peut-être parce qu’il ne l’est pas tout à fait. Je termine la fin de la première partie ,avec neuf pays visités. J’y ai laissé dans chacun une partie de moi-même, et j’y ai cueilli ce qui s’offrait à moi.

Je pense effectivement que je repartirai pour poursuivre cette incroyable aventure qui m’a apporté plus que je n’imaginais.

Je vais désormais m’atteler à la rédaction des articles sur les différentes associations de protection animale que j’ai visitées. Une vingtaine au totale.

Je suis contente de retrouver ma famille et mes amis qui m’ont beaucoup soutenue tout au long de ce voyage. Je ne peux remercier tout le monde individuellement mais sachez que je vous suis éternellement reconnaissante pour tout votre soutien, qu’il soit oral, écrit, par la pensée ou financier. A vous tous, UN GRAND MERCI !!!

Mais la rédaction de ce blog est loin d’être terminée. Je vous donne donc rendez-vous bientôt pour la lecture des articles de mon voyage que je n’ai pas eu le temps de rédiger et d’éditer sur la route… mais aussi pour de nouvelles aventures !

A bientôt avec WYSWORLD !

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Vue sur Surfers Paradise

Voilà maintenant un an et quatre mois que je suis partie. Mon visa australien se termine à la fin du mois. Ce qui clôturera 6 mois passés en Australie, dont plus de quatre à Surfers Paradise. Après mon fabuleux voyage d’un an, j’ai pris le temps de me reposer un peu.

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Big Mama (Lorriquet arc-en-ciel) en plein repas !

Ma vie à l’australienne est très agréable mais je n’ai pas pu trouver un vrai travail avec mon simple visa touristique. J’avais donc le choix de prolonger mon visa touristique en visa étudiant ou de revenir en France ; ne pouvant pour l’instant pas continuer mon voyage, faute de fonds. Et j’ai décidé de…. revenir en France !!! Du moins pour quelques temps.

Je serai donc de retour le 22 juin ! Incroyable mais vrai ! J’avoue ne pas y croire encore véritablement. Beaucoup de choses se sont accélérées. J’avais commencé à avoir mes habitudes comme par exemple nourrir tous les matins mes deux Lorriquets préférés qui venaient me voir et m’attendre. Ca va me faire bizarre de ne plus être une étrangère ou une voyageuse. Mais je suis aussi vraiment impatiente de retrouver les miens, après tout ce temps passé sur la route.

Je profite donc de mes derniers jours australiens. Le week-end dernier, week-end de trois jours dû au Queen Birthday’s Day, je suis allée à Coolangatta voir le plus grand rassemblement de vieilles voitures organisé en Australie. C’était superbe !

J’ai aussi été au Blues festival de Broadbeach, la commune d’à côté, où j’ai pu découvrir de fameux chanteurs australiens.

Et pour mon dernier week-end, on m’emmène dans un endroit magique haut perché.

Mais je vous en dirai davantage dans mon prochain article.

A bientôt…

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Mes deux Lorriquets préférés : Big Mama et Black Spot.

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Lors du festival de Blues à Broadbeach

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Vélo jusqu’à une digue vue sur Surfers Paradise : le Spit.

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DSCN4790 Coucou ! Me revoilà après un long silence.

A Surfers Paradise depuis maintenant deux mois et demi, je suis logée chez des australiens. Je participe aux tâches de la maison et en contrepartie je suis nourrie et logée. C’est un peu comme être fille au pair ! J’ai appris à surfer et quand les vagues sont bonnes, j’ai juste à traverser la rue pour plonger dans l’océan.

Tous les matins vers 6h, quand le soleil se lève, j’ai une famille de petits perroquets, les Loriquets à tête bleue (également appelé Loriquets arc-en-ciel ou Loriquets de Swainson) qui m’attendent sur le balcon. On leur a donné des noms : Big Mama (la vieille femelle bien vaillante), Black Spot (le mâle qui a une tâche noire sur le bec), et Sooky Baby (le grand et gros bébé qui râle tout le temps !). Ils m’attendent impatiemment et se posent sur mes mains dès que j’arrive en leur tendant des tartines de miel. Je les adore ! Ils reviennent parfois vers 14h si je suis là.

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Ici, sur la Gold Coast, il y a tout un réseau de canaux (un peu comme à Venise). Je pratique donc aussi le paddle board qui consiste à être debout sur une grande planche de surf et à ramer. C’est à la fois très physique car il faut trouver son équilibre et l’on utilise tous les muscles de son corps, mais c’est aussi très relaxant. Surtout au coucher du soleil, quand tout redevient paisible et que les oiseaux se mettent à chanter

C’est bientôt la saison des baleines. Les premières baleines à bosse devraient arriver dans les prochains jours. Je les attends avec impatience ! Elles viennent du sud, des eaux de l’antarctique.

Je fête aujourd’hui mes « un an et trois mois » de voyage.  Et même si je fais une pause depuis deux mois, ici, sur la côte est de l’Australie, je me sens toujours en voyage car je ne suis pas encore rentrée en France.

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La vie australienne est à la fois proche de celle de la France et à la fois différente. Une mentalité anglo-saxonne qui me rappelle parfois l’Ecosse où j’ai travaillé. Mais un pays nouveau qui a donc que très peu d’histoire. Je dois dire également que son côté culturel est aussi beaucoup moins développé que celui de notre chère France. Deux éléments qui me manquent évidemment. Mais comme partout, je fais de belles découvertes et je rencontre des personnes passionnantes.

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L’importance de la nature se retrouve dans la vie de tous les jours. Les océans qui l’entourent et qui lèchent ses magnifiques plages de leurs puissantes vagues, ainsi que son désert au centre comme un coeur chaud qui bat lentement, font de ce pays un étrange lieu où les éléments se rencontrent et peuvent devenir incontrôlables. C’est sûrement de là que vient le profond respect du peuple aborigène envers la nature.


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Il y a un peu plus d’un mois, je suis allée sur l’île de Fraser Island où j’ai pu rencontrer des dingos, chiens sauvages d’Australie. L’île est en fait le plus grand banc de sable du monde. Elle est couverte de différentes forêts. On ne peut s’y déplacer qu’en 4×4. J’y ai aussi vu des tortues, des oiseaux, des varans et l’un des serpents de mer les plus dangereux au monde.

Je ne sais pas encore combien de temps je vais rester et ce que me réserve l’avenir. Mais je compte bien profiter de ce beau pays et découvrir encore d’autres espèces incroyables qui le peuplent.

A bientôt…

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Un an déjà !!

Et oui ! Il y a un an, je quittais la France avec le coeur chargé d’émotions. Mes parents m’avaient accompagnée à l’aéroport où nous avaient rejoints des amis, Marino et Jean. Je partais pour un long périple ne sachant pas exactement ce que j’allais y découvrir. Je n’ai pas été déçue.

Après des premiers jours difficiles du fait d’être loin de sa famille, de ses amis, de ses repères, le rythme du voyage s’est peu à peu imposé et j’ai vite pris goût à l’aventure !

Le voyage est une expérience très personnelle où l’on apprend à modeler petit à petit sa façon de voyager. J’ai réglé ma vitesse de croisière. Bon, le début était assez particulier, je dois l’avouer, car je me suis faite une entorse à la cheville dès mon 10e jour de voyage, au pied du Salto Angel…Watch Your Step (= regarde où tu marches !) ! Après plus d’un mois et demi au Venezuela en repos total, j’ai enfin pu reprendre la route. Avec les béquilles au début, puis ensuite doucement, sans forcer dans les randonnées.

Le fait de voyager en bus a plusieurs avantages : vous voyez les paysages (sauf si vous voyagez la nuit, auquel cas vous économisez une nuit d’hôtel), vous êtes avec la population locale, vous faites des rencontres, vous pouvez lire. J’aime beaucoup mes voyages en bus. Moi qui étais malade dans les transports, je peux vous dire qu’après plus d’une centaine d’heures enfoncée sur mon siège, je suis désormais bien rôdée. Je peux même dire avec fierté que je suis capable de lire des livres entiers pendant que le bus avale les kilomètres. Petite exception quand même lorsque l’on traverse la cordillère des Andes secoués comme dans un panier à salade !

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Mon sac à dos est à la fois ma maison et mon meilleur ami. Il me semble parfois plus lourd que d’habitude, parfois plus léger. Ca dépend de mon énergie de la journée sans doute. Son poids avoisine les 20 kg. Beaucoup trop lourd diront les mauvaises langues, mais même en me déchargeant régulièrement de certaines choses, il pèse toujours autant. Je m’y suis faite et cela m’a permise de me muscler un peu. J’y trouve tout ce dont j’ai besoin, mon minimum à moi. La moustiquaire cohabite avec le bonnet et la crème solaire avec les bas de contention. Mon matériel audiovisuel et les médicaments sont ce qui me prend le plus de place.

Et bien sûr, je reçois en route des petits présents que je ne peux refuser… alors ils partent en France dès que quelqu’un me rend visite.

Au bout d’un an, le matériel et les vêtements accusent le coup. Mes vêtements sont recousus de partout et mes appareils électroniques et électriques montrent des signes de fatigue. Ils ont dû tenir le coup sous des températures entre -13°C sur les hauteurs Boliviennes et +45°C sur les côtes caribéennes du Venezuela et de Colombie. Ils ont aussi dû supporter la poussière du désert péruvien et l’humidité de la forêt amazonienne ou de la neige d’Ushuaia. A Melbourne, j’ai pu enfin laver mon grand sac à dos : joie incommensurable ! Il est maintenant comme neuf ! Mes chaussures aussi, pourtant de très bonne qualité, commencent à s’user un petit peu. Il faut dire aussi qu’elles en ont vu des vertes et des pas mûres. Et mes tongues (qui était déjà de vieilles tongues à mon départ) ont fini entre les crocs de la petite Uma, chiot de Manini et Federico à Buenos Aires. Mes chaussettes ont changé de couleurs. J’ai dû en racheter deux grosses paires à Quito. Mon sac de couchage est aussi un de mes meilleurs amis, grâce à lui, je n’ai jamais eu froid, même à -13°C dans le sud Lipez en Bolivie ou dans les bus glacés à cause de l’air conditionné.

On a marché sur mes lunettes de soleil il y a peu mais je les ai recollées et tout va bien.

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Les choses dont je pourrais en avoir mare :

–       mettre tout le temps les mêmes vêtements

–       ne pas pouvoir se faire à manger comme on veut

–       ne pas dormir toujours dans le même lit

–       faire et défaire son sac continuellement

–       ne pas s’habiller de façon « féminine » (se parfumer, se maquiller, mettre des robes…)

–       chercher toujours où se trouvent les choses dans les rayons des magasins quand on change de pays

–       devoir faire attention à ses affaires à chaque seconde

–       être loin des siens

–       ne pas comprendre ce que disent certaines personnes (cela vaut surtout pour les anglophones qui ont de sévères accents et qui ne font pas d’effort pour se faire comprendre)

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Les choses qui me plaisent beaucoup :

–       découvrir à chaque fois de nouveaux paysages

–       faire de belles rencontres, humaines comme animales

–       découvrir des mets succulents

–       pouvoir faire ce que je veux quand je veux

–       parler d’autres langues

–       respirer de nouvelles odeurs

–       découvrir un nouvel endroit qui m’accueillera

–       changer tout le temps de climat et ne pas tenir compte des saisons

–       organiser ses prochains jours de voyage

–       visiter des endroits insolites

–       prendre le temps de penser (et oui !)

–       admirer de superbes cieux étoilés

–       ne pas savoir ce que demain me réserve

–       avoir de belles surprises

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Durant cette année écoulée, j’ai découvert des horizons qui m’ont transformée à jamais. J’ai vu de mes propres yeux ce que je voyais depuis toujours dans les documentaires. Et la réalité est parfois bien différente. Les sensations ne sont pas les mêmes.

J’ai rencontré des personnes formidables qui m’ont accueillie chez elles sans même me connaître.

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Face à la découverte de la cruauté que l’on fait subir aux animaux chaque jour, en France comme ailleurs, je suis devenue vegan (rassurez-vous, ce n’est ni une secte, ni une maladie). Et les personnes qui m’ont jugé le plus sévèrement n’étaient pas celles que je croyais. Toutes les personnes que j’ai croisées sur mon chemin ont été d’une extrême tolérance face à ma façon de voir les choses, contrairement à des personnes que je connaissais depuis toujours.

Dans toutes les régions où je suis allée, sans exception, les habitants m’ont parlé du changement climatique qui avait modifié leur quotidien.

J’ai bien sûr eu la confirmation que le bonheur n’a rien avoir avec l’argent. Et que la générosité encore moins. C’est souvent ceux qui en avait le moins qui m’ont le plus donné.

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J’aimerais un jour pouvoir rendre la pareille à tous ceux qui m’ont aidée et accueillie pendant ce voyage. Sans eux, ça n’aurait pas été pareil ! Merci à eux tous ! Et merci aussi à mes amis proches qui ont toujours été à mes côtés.

Merci aussi à ma mère qui m’est d’un grand soutien jour après jour et sans qui je n’aurais pas pu arriver jusque-là.

J’ai aussi eu plusieurs « rendez-vous skype » (par internet) avec des classes de Rochefort (Charente-Maritime) où j’ai été à chaque fois ravie de revoir les enfants qui suivaient mon parcours. Merci aussi à eux.

Je pense aussi à tous les animaux que j’ai rencontrés, heureux comme malheureux. Parfois, il ne se passait pas une semaine sans que je ne verse une larme tant voir la misère à l’œil nu est difficile.

Merci à tous les compagnons de route qui m’ont supporté pendant le voyage.

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Au Pérou, Miguel Puesca m’a fait la formidable surprise d’être la marraine d’une petite femelle singe araignée qui s’appelle Charito et qui vit dans le parc de l’Université de Tumbes.

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J’ai vécu des moments magiques lors de l’observation des baleines franches australes près de la péninsule de Valdès en Argentine avec Estelle, et en nageant avec les dauphins dans la Bay of Islands en Nouvelle-Zélande.

Heureusement, jusqu’à maintenant, je ne me suis jamais sentie en insécurité. Ayant toujours été très prudente, cela m’a pour l’instant été bénéfique puisque je n’ai dû subir aucun vol.

J’ai rêvé les yeux grands ouverts. Ce que j’y ai vu n’était pas toujours rose comme dans les contes pour enfants, mais j’ai appris aussi que la cruauté n’a d’égale que la bonté.

La Terre me paraît encore plus belle aujourd’hui. Ses forêts, ses montagnes, ses plaines, ses déserts, ses océans, sont autant de lieux où la beauté de son art s’exprime à l’infini.

Mon voyage me permet également de mieux apprécier mon cher pays, la France. Notamment pour la diversité de ces régions et la richesse de sa culture. Pour son climat tempéré et ses quatre saisons. Pour la variété de sa cuisine !

Je suis contente d’être arrivée jusqu’à cette étape symbolique d’une année de voyage autour du monde. Je reste encore dans l’expectative pour l’année qui arrive. Mais je suis sereine quand à l’accomplissement de cette incroyable aventure.

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Merci enfin à vous tous, mes fidèles lecteurs qui me donnez bien plus que du courage lorsque vous me déposez un commentaire plein de bonnes intentions. Un remerciement tout particulier à ma marraine Josiane, ma tante Odile et ma tante Françoise. Fidèles parmi les fidèles !

J’espère vous emmener avec moi encore longtemps.

A bientôt…

–> Et pour voir un rapide tour d’horizon de l’année WYSWorld, n’hésitez pas à cliquer ici :

WYSWorld : un an sur la route !

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Voilà maintenant un peu moins d’un mois et demi que je suis arrivée en Australie. J’ai d’abord passé un bon mois à Melbourne, chez mon amie Angelina où l’on a fêté Noël sous le soleil, entourée de sa belle-famille australienne, et de ma cousine Aurore, qui m’avait rejoint pour l’occasion. Puis, j’ai fêté le Jour de l’an avec cette dernière, dans la maison d’Angelina (partie quelques jours) encerclée de feux d’artifice !

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Pour le premier week-end de l’année, Aurore et moi avons loué une voiture et avons vadrouillé trois jours aux alentours de Melbourne. Nous sommes d’abord allées jusqu’à Phillip Island où j’ai vu mes premiers koalas et mes premiers wallabys (= kangourous de petite taille). Mais cette île est connue surtout pour la parade nocturne de ses petits manchots pygmées bleus. A cette époque de l’année, les petits qui attendent leurs parents près du nid, commencent à avoir un pelage d’adulte mais portent encore leur duvet au niveau de leur cou, comme s’ils avaient un boa. Les voir se dandiner en marchant avec un boa de plumes sur les épaules est vraiment très rigolo ! Le soir, nous avons dormi chez une amie de ma cousine, Sophie, une australienne qui nous a fait la visite du reste de l’île notamment de sa pointe qui se jette dans l’océan.

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Là, se trouvaient des colonies de manchots, de mouettes et plus au large de lions de mer. Il y avait un vent à décorner les boeufs mais un soleil éclatant. L’île était envahie par les estivants ce qui lui donnait des airs de l’île d’Oléron pendant la haute saison. Je retrouvais donc une ambiance qui m’était familière, ce qui n’était pas fait pour me déplaire.

Nous avons ensuite quitté l’île et sommes remontées vers le nord à Healesville. Le paysage sec s’est transformé en collines recouvertes de grandes forêts d’eucalyptus. Nous avons visité le très réputé sanctuaire de cette petite ville qui n’était en fait qu’un zoo de luxe (luxe pour les hommes mais pas forcément pour les animaux). Nous avons pu y voir notamment l’ornithorynque (« platypus » en anglais). Mais ce sanctuaire qui appartient au zoo de Melbourne n’offre que peu d’espace aux animaux. Et j’ai pu croiser le regard d’un jeune koala qui s’ennuyait ferme dans son enclos. Même si les koalas dorment 20 heures par jour, ils ont besoin d’un espace ouvert assez grand pour aller d’eucalyptus en eucalyptus.

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Nous y avons aussi croisé des dingos (chiens sauvages qui vivent dans le bush australien) tenus en laisse par le personnel du zoo pour les balader dans les allées du parc. Eux non plus n’avaient pas l’air d’être très heureux. Heureusement, il en existe encore en liberté dans le reste du pays. Il y avait également le diable de Tasmanie, un petit marsupial en voie d’extinction mais encore en liberté sur l’île de Tasmanie.

Puis nous sommes remontées encore plus au nord vers le lac d’Eildon (Eildon lake), encastré dans une vallée près du parc national Alpine (Alpine National Park), mais attention rien à voir avec nos Alpes. Les montagnes sont beaucoup plus petites.

Dans les arbres qui bordaient la route, nous avons pu observer des centaines de cacatoès (« cockatoo » en anglais). Ces sortes de perroquets blancs à huppes jaunes sont très bruyants en groupe. Ils se déplacent comme des grands nuages et parfois leurs rassemblements peuvent comporter plusieurs centaines d’individus. Un spectacle impressionnant surtout pour moi qui n’en avais vu jusque-là qu’emprisonnés dans des cages en France.

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Après le départ de ma cousine, je suis restée quelques semaines chez Angelina. C’était pour elle la pleine saison des marchés d’été. Je l’ai donc aidé un peu dans son stand de bijoux et vêtements. C’était une sacrée expérience. Jour après jour, je découvrais un nouveau village aux alentours de Melbourne, dans l’état du Victoria. Pour les australiens, c’était les vacances d’été et j’ai pu me plonger dans l’atmosphère estivale du pays d’Oz. J’ai ainsi découvert les petites villes côtières de Torquay, Geelong, Portarlington, Ocean Grove, Queenscliff ; et celles du nord de Melbourne, dans les terres : Echuca, Bendigo.

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Après un mois passé à Melbourne, j’ai repris la route vers Sydney. Une journée de 14h de bus m’a permis de relier les deux villes via Canberra, la capitale.

J’y ai retrouvé ma cousine Aurore pour deux jours bien remplis à visiter cette superbe ville. Nous étions logées chez une amie à elle, Raphaelle, qui nous a fait découvrir les plus beaux endroits de Sydney. Puis ma cousine est repartie en France et je suis restée un jour de plus.

Quitter Angelina après un mois chez elle, puis quitter ma cousine qui repartait en France, ont été des moments bien difficiles. Après presque un an de voyage, l’envie de revoir mon pays est de plus en plus forte. Mais néanmoins, dès que je pense à ce qui m’attend encore sur ma route, j’avoue que mon envie de continuer l’est davantage.

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J’ai donc quitté cette belle ville de Sydney pour remonter la côte est du pays. Après un autre long voyage en bus de 16h je suis arrivée à Surfers Paradise (sur la Gold Coast), chez un couple d’amis français que je n’avais pas vu depuis 11 ans ! Anne et Evren ont deux enfants adorables : Daniel l’aîné (12 ans) et la petite Gabby (Gabrielle, 3 ans). Lorsqu’ils ne travaillent pas, ils me font visiter les environs. Hier, nous sommes allés à Byron Bay, haut lieu mythique australien. Un petit village originellement hippie mais devenu trop touristique à mon goût. Après le déjeuner, nous sommes montés jusqu’au phare qui dominait la baie. Malheureusement, le temps a tourné et une violente pluie nous a trempé jusqu’aux os ! J’avais l’impression d’être allée sous une douche toute habillée !  Sur le chemin du retour, nous nous sommes arrêtés dans un autre village, Mullumbimby, qui nous a offert une plus grande part d’authenticité. Dans une petite boutique remplie de boîtes transparentes contenant mille et une surprises gustatives, nous y avons acheté quelques produits naturels comme des baies séchées ou des fruits confits.

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Les paysages sur la Gold Coast sont beaucoup plus verts que ceux de la région de Melbourne qui étaient secs et jaunes comme de l’or. Lorsque j’y étais, il y a eu d’ailleurs beaucoup d’incendies notamment dans le nord du Victoria. Les températures dépassaient souvent les 40°C. Etant maintenant plus au nord et donc plus près de l’équateur, le temps est légèrement différent bien que toujours très changeant au cours de la journée. Les températures sont chaudes mais plus supportables et les pluies sont plus fréquentes.

Je m’approche de la barrière de corail qui sera l’une de mes prochaines destinations. Mais pour l’instant, ma grande préoccupation est de trouver un travail. N’ayant qu’un visa touristique, la chose est plus corsée mais pas impossible. J’ai désormais épuisé toutes mes économies. Lorsque je suis partie, je savais que la somme réunie ne me permettrait que de « tenir » un an et qu’il me faudrait trouver un travail et faire appel à d’éventuels sponsors pour continuer mon périple. Et nous y sommes ! Le temps a passé vite et je dois maintenant renflouer les caisses avant de repartir vers l’Asie. Les dons pour mon association ARA sont les bienvenus. Ils m’aident à voyager mais surtout à faire le déplacement d’une association à une autre lorsque je rends visite aux différentes structures de la protection animale dans chaque pays. La Nouvelle-Zélande et l’Australie étaient les deux pays les plus onéreux de mon voyage. L’Asie puis l’Afrique sont maintenant devant moi. Mais si je ne trouve pas les fonds nécessaires, je ne tarderai pas à revenir en FranceVais-je rester dans l’aventure ? L’avenir nous le dira !🙂

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Bonne Année 2014 !

Je vous souhaite à tous une excellente année 2014 et vous remercie pour tous vos messages de soutien et pour votre fidélité. Si j’ai pu arriver jusque là, c’est aussi grâce à vous ! Merci !

 

Voeux2014

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* Merry Christmas * from Saint-Kilda Beach, Melbourne (Australia).

*** Je vous souhaite à tous un merveilleux Noël ! ! ! Mon premier Noël en été ! Auprès de ma cousine Aurore et de mes amies Angelina et Kate. ***

*** Feliz Navidad para todos ! ! ! Mi primera Navidad en verano ! Con mi prima Aurore y mis amigas Angelina y Kate. ***

*** I wish you all a wonderful Christmas ! ! ! My first Christmas in summer! With my cousin Aurore and with my friends Angelina and Kate. ***

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A Melbourne, avec Angelina et Aurore.

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Avec ma cousine Aurore et Gizmo !

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Avec mon amie Angelina et Gizmo !

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