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Archive for the ‘WYS’ Category

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Aéroport de Buenos Aires, salle d’embarquement.
Prête pour de nouvelles aventures !

Dans un voyage au long court, les arrivées sont toujours suivies de départs après un temps plus ou moins long. Mon départ d’Amérique du sud a fini part pointer le bout de son nez (après plus de 8 mois et 23 jours) et mon coeur s’est encore retrouvé à battre à cent à l’heure. Une émotion étrange m’envahit. Je suis à la fois triste de quitter ce merveilleux continent et tous les gens que j’y ai croisés, mais aussi curieuse de découvrir le prochain et de savoir ce qu’il me réserve.

Je vous écris de l’aéroport de Santiago où je suis en transit pour quelques heures. J’ai quitté Buenos Aires il y a trois heures et traversé pour la dernière fois la cordillère des Andes. J’ai dit au revoir à la merveilleuse famille franco-argentine qui m’hébergeait depuis plusieurs semaines. Ils m’ont remarquablement accueilli et m’ont considérée comme l’une des leurs. Et ça fait du bien de se sentir en famille lorsque l’on est loin de la sienne !

Je les remercie donc très chaleureusement et je laisse, une fois de plus, un peu de moi-même et une partie de mon coeur dans cette Argentine qui vit au rythme du maté et dont les personnalités des gens qui l’habitent sont aussi variées que les paysages qui la composent.

Je remercie : Gilles et Liliana (Lili), les parents, qui m’avaient accueillie avec Estelle la première fois ; Manini (la fille) et Federico (dit el Chino) qui m’ont accueillie ces deux dernières semaines ainsi que leur petite chienne Uma qui m’a tenue compagnie ; Yves (le fils) et Anía qui partent bientôt pour San Francisco ; Mati (l’autre fils), superbe danseur professionnel qui m’a fait vibrer dans sa comédie musicale « Cléopatre » ; Yani (la filleule de Lili) avec qui j’ai partagé de nombreux rires et Cira, la chienne labrador de Gilles et Lili.

Ce sont tous des gens qui ont une joie de vivre incroyable et qui m’ont tendu la main quand j’en avais besoin. Je ne les remercierai jamais assez. Mes deux dernières semaines chez Manini et Federico m’ont permise de recharger mes batteries et de faire des recherches pour la suite de mon parcours car je suis actuellement à la recherche de financements pour poursuivre mon voyage, ainsi que d’un travail temporaire en Nouvelle-Zélande ou en Australie. Leur petite chienne Uma, m’a tenue compagnie durant toutes ces journées de labeur et ce fut un plaisir d’avoir cette petite peluche à mes côtés. Nous avons tissé des liens forts et notre séparation a été déchirante… J’ai été toute aussi proche de ses deux maîtres et lorsqu’ils revenaient de leur travail en fin d’après-midi, nous prenions le maté, nous pouvions parler pendant des heures et ils me faisaient goûter les spécialités du pays.

Il vont longtemps me manquer…

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Heure du maté accompagné de délicieuses pâtisseries argentines à la patate douce et au coing, avec Manini et Federico (dit Chino).

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Avec Gilles et Lili, ma famille argentine !

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Avec Yani et Lili à l’aéroport de Buenos Aires.

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Avec la petite Uma devant le tee-shirt de Federico signé par Diego Maradona en personne !

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Mes adorables hôtes et amis : Federico (el Chino) et Manini.

Dimanche, mon dernier dimanche sud-américain, j’ai vécu un moment très intense également puisque je suis allée à une conférence tenue par Roger Payne (très grand spécialiste des baleines) et Jane Goodall (très grande spécialiste des chimpanzés). Deux personnes qui ont évidemment une grande influence pour moi. Et j’avoue ne pas avoir été déçue par le message de paix qu’ils y ont exprimé. Ce fut une belle rencontre entre deux grandes figures de la protection animale. Un moment émouvant qu’on ne peut oublier.

Lundi, mon dernier lundi sud-américain 😉 , j’ai été rendre visite à un refuge, le refuge de Saint-François d’assise qui se trouve à deux heures de train de banlieue de Buenos Aires. Il est tenu par une femme formidable, vétérinaire, Patricia. Il y héberge 400 chiens, 6 chats, 6 poneys, une ânesse, deux chèvres, deux moutons, trois poules, une pintade ! Tous sauvés de vies épouvantables. C’est un endroit très propre avec beaucoup d’arbres et plein d’amour. Certains chiens sont fortement handicapés (cécité, paralysie, tremblements,…) et pourtant on peut les voir heureux. C’était aussi un moment très fort où j’ai à nouveau beaucoup appris sur la manière de tenir un refuge. Merci donc à Patricia et à toute son équipe qui font un travail remarquable mais malheureusement pas toujours facile à cause du manque cruel de moyens.

Je quitte donc cette Amérique sereine, avec toujours cette envie de continuer et d’en savoir plus sur les relations entre les hommes et les animaux. J’ai adoré ce continent (le sud), et la splendeur des paysages que j’étais venue chercher était bien au rendez-vous.

A moi maintenant l’Océanie ! Je commence par la Nouvelle-Zélande, pays des kiwis et des rugbymen… Un autre continent m’attend, une autre culture, d’autres civilisations, d’autres peuples.

Je pars prendre l’avion qui va bientôt décoller, pour 13h de voyage jusqu’à Auckland  !

Je vous raconterai tout ça… à bientôt !

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Je quitte Puerto Iguazu le coeur serré car j’y ai passé une dizaine de jours très agréables. J’ai pu me reposer et recharger mes batteries ! Tous les matins et au coucher du soleil, des milliers d’oiseaux chantaient à tue-tête dans le petit jardin de la chambre d’hôte où je logeais. Maria, la propriétaire, et sa petite chienne, Lys, m’ont reçue comme une princesse si bien qu’elles sont devenues des amies et nous passions nos soirées ensemble. Ce fut très relaxant. Malheureusement, internet a très mal fonctionné (à cause du temps m’a-t-on dit) et du coup je n’ai toujours pas pu poster mes albums photos. J’ai même manqué un rendez-vous vidéo sur internet avec les enfants de la classe de maternelle de Rochefort qui me suivent depuis le début !

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Lys

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Tout à l’heure, après une visite rapide chez un couple de voisins passionnés d’oiseaux, où j’ai pu observer les colibris du matin venir s’abreuver, je suis partie en bus direction San Ignacio. Maria est venue m’accompagner et nous nous sommes dit au revoir en nous promettant de nous écrire. C’est fou, ça me fait toujours très plaisir lorsque l’on vient me chercher ou l’on m’accompagne prendre mon bus ou mon avion !

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Je partais en fait pour Buenos Aires mais je fais une halte à San Ignacio (d’où je vous écris), toujours dans la province de Misiones, pour visiter d’importantes ruines jésuites. Je reprends ensuite un bus ce soir pour la capitale où j’arriverai demain midi. Je vais passer quelques jours dans la famille qui m’avait accueillie avec Estelle il y a deux semaines. Une grande famille franco-argentine, tous plus adorables les uns que les autres. J’ai aussi hâte de les retrouver.

La terre de la région est rouge et colore tout ce qu’elle atteint : les véhicules, le bas des habitations, les chaussures, les vêtements, les pattes des animaux (et notamment celles de Lys qui les posent un peu partout !). Ici, à San Ignacio, c’est encore la forêt tropicale. Le village n’est pas très grand et les ruines représentent le principal intérêt. Le temps est lourd et moite, et le soleil joue avec les nuages à tel point que tout le monde se demande s’il va finir par pleuvoir. J’ai mis mon grand sac à dos dans un casier près du terminal, le temps de visiter les environs. Je profite une dernière fois de cette ambiance amazonienne qui m’aura suivie tout au long de mon périple (sauf au Chili). J’aime cette verdure permanente et ces multitudes de plantes qui poussent ça et là comme des feux d’artifices. Il y a aussi les insectes bien sûr. D’ailleurs, en même temps que je vous écris, une petite fourmi s’amuse à me chatouiller mon bras nu. Ca fait trois que je lui souffle dessus pour qu’elle s’en aille, mais rien à faire, elle persiste ! Et parmi les insectes, il y a aussi les papillons, et ici ils sont impressionnants de beauté. Non, il n’y a pas à dire, il faut avoir vu au moins une fois dans sa vie la forêt tropicale. C’est saisissant de voir ce monde vivant !

A bientôt…

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On me l’avait prédit, on ne m’avait effectivement pas menti. Les chutes d’Iguazú sont spectaculaires ! « Espectacular » comme on dit ici en Amérique du Sud. Mot que je m’amuse souvent à répéter dès que je découvre une beauté naturelle sud-américaine (ce qui faisait sourire Estelle). Car depuis mon départ, dans chacun des pays traversés, les habitants vous certifient toujours qu’il y a le plus grand, ou le plus beau, ou le plus gros, ou le plus petit, ou le plus « je-ne-sais-quoi », – du monde. Alors à chaque fois que je suis devant une merveille du pays, je dis « es espectaculaaaaarrrr !  » et tout le monde approuve en rigolant !

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En pleine forêt humide, la faune et la flore étaient au rendez-vous. Des martinets des cascades tournoyaient au coeur des chutes. Aux abords des chemins, de petits mammifères au nez pointu, les coatis, venaient inspecter si vous n’aviez rien laissé derrière vous. J’ai vu aussi de magnifiques toucans, des lézards, des araignées et plein de papillons de toutes les couleurs et de toutes les tailles.

Pour arriver aux pieds des chutes, en marchant sur des passerelles ou en bateau, il ne faut pas avoir peur de se mouiller. Ce qui rafraîchit et qui fait du bien, surtout en milieu de journée quand les températures dépassent les 30°C.

Ce décor magnifique est en réalité formé par 275 chutes d’eau qui s’étendent sur 3 kilomètres. La « gorge du diable » en fait partie. La rivière Iguazú fait office de frontière entre l’Argentine et le Brésil. Des deux côtés, les parcs nationaux se sont un peu transformés en parcs d’attractions et on peut y pratiquer toutes sortes d’activités sportives, nautiques et aériennes. Les touristes affluent du monde entier.

Traverser la frontière pour aller d’un côté ou de l’autre est très simple. J’ai donc passé quelques heures au Brésil (mon 8e pays en quelque sorte). C’était la première fois depuis mon départ que je ne parlais pas la langue du pays. Ca m’a fait tout bizarre ! Le portugais n’est pas très difficile mais heureusement qu’ils parlaient aussi l’espagnol et l’anglais.

Le côté féérique d’Iguazú repose aussi sur ses arcs-en-ciel en demi-cercle que l’on découvre dès que votre position par rapport au soleil vous le permet. On aurait presque envie de grimper dessus et de s’en servir comme d’un pont pour passer d’une chute à une autre !

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Ce fut pour moi deux belles journées qui m’ont permise de retrouver les émotions et les sensations de la forêt amazonienne.

A bientôt…

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Estelle est partie jeudi et j’ai quitté la vie agitée de Buenos Aires vendredi pour 20 heures de bus qui m’ont amené au fin fond de la forêt tropicale, dans la province de Misiones, aux frontières avec le Brésil et le Paraguay : Puerto Iguazú ! Je m’apprête aujourd’hui à découvrir ces si extraordinaires chutes dont tout le monde me parle depuis un mois, les chutes d’Iguazú. Je retrouve la forêt que j’avais laissée derrière moi depuis des mois, ainsi que mon débardeur, mes sandales et ma lotion anti-moustique !

Je fête aujourd’hui mes 8 mois de voyage avec une nature magnifique qui me réserve encore plein de surprises. Je prends enfin un peu de temps pour me retrouver et écrire un peu, classer mes photos, répondre aux amis, relancer des sponsors et trouver des financements car ma bourse commence à être de plus en plus légère. Je prépare mon voyage en Nouvelle-Zélande où je pense y travailler quelques temps.

Pour fêter ces 8 premiers mois, voici une photo avec le célèbre glacier Perito Moreno que j’ai eu la chance de voir sous un soleil magnifique, il y a quelques jours :

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En voici une autre avec les baleines franches australes de la péninsule de Valdès près de Puerto Madryn (le teint blafard, c’est à cause de la crème solaire ! ) :

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Je vous promets de vous en envoyer beaucoup plus prochainement !

A bientôt…

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Après avoir été à la rencontre du spectaculaire glacier Perito Moreno près de El Calafate, j’ai dû me résoudre à quitter la cordillère des Andes que j’avais suivie jusqu’ici du nord au sud, pour prendre l’avion (le premier depuis mon arrivée à Caracas il y a bientôt 8 mois) pour traverser une partie de l’Argentine et arriver à la si célèbre ville de Buenos Aires.

Ce sont des amis de ma famille, Gilles et Liliane, qui nous ont accueilli, Estelle et moi à l’aéroport. Un dimanche soir à 21h30 à Buenos Aires, Gilles nous avait bien fait comprendre que les chauffeurs de taxi sont de vrais filous et que cela nous aurait couté un sac d’or pour venir jusqu’à eux. Ils sont donc venu nous attendre à la sortie.

Le sentiment d’être attendu par des personnes que vous ne connaissez pas, pas même leur visage, est une expérience intéressante durant le voyage. Derrière la vitre en attendant mes bagages, j’avais repéré plusieurs couples qui attendaient, et le hasard a fait que c’était ceux qui me paraissaient les plus sympas qui nous ont accueilli ! C’était donc super !

Nous avons ensuite traversé Buenos Aires du nord au sud en passant par les artères principales ce qui nous a donné un avant-goût pour les trois prochains jours. Et mon autre bonne surprise est qu’ils ont une belle chienne labrador sable super câline. Je ne peux qu’être heureuse !

Au travers de Buenos Aires, je m’apprête donc à profiter d’Estelle encore ces derniers jours et ensuite je partirai vers les imposantes chutes d’Iguazu.

A bientôt…

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Ma remontée vers le nord m’a permise de revenir au Chili : à Punta Arenas et Puerto Natales. Le parc Torres del Paine, l’un des plus beaux d’Amérique du sud, est effectivement spectaculaire. Le soleil nous a accompagné toute la journée et même les condors nous ont honoré de leur présence.

Nous avons quitté le Chili ce matin, et après 5h de route dans les paysages patagoniens, habités par les moutons et les gauchos, nous voilà arrivées à El Calafate, haut lieu touristique, pour aller à la rencontre demain du grand et majestueux Perito Moreno, comme on l’appelle ici : un énorme glacier !

Le soleil est aussi présent du côté argentin, donc on en profite en se baladant près du lac Nimez voir toutes sortes d’oiseaux dont de splendides flamants roses.

Je vous en dirai plus dans quelques jours.  A bientôt…

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Ushuaia : une destination qui en a fait rêver plus d’un, moi la première. C’est ici que je finis ma quête vers le sud. Comme un point lumineux dans les terres australes, non un point final mais plutôt un point à ligne, pour écrire un autre paragraphe de ce voyage étonnant qui m’aura transformé à jamais.

Je vous ai laissé tant de temps sans nouvelles que je ne sais par où commencer. Le voyage, c’est aussi ne pas pouvoir contrôler tout, et mon envie d’écrire n’est pas toujours au rendez-vous avec les bonnes connexions, l’état du matériel qui commence sérieusement à montrer des signes de fatigue, le temps libre et le silence. Toutes les conditions doivent souvent être réunies pour pouvoir envoyer un « papier », une « news », un petit morceau de moi et de ce voyage éblouissant.

Je vous avais écrit juste avant de partir pour une excursion de trois jours dans le salar d’Uyuni et le sud Lipez. Trois jours inoubliables, à plus de 4000 m d’altitude, dans des régions désertiques sans village, à des températures glaciales, sous un ciel étoilé comme si l’on vous avait posé en plein coeur de l’espace. Des centaines de kilomètres en 4×4 dans le désert blanc de sel aux cristaux éclatants puis, dans un autre désert, de terre celui-ci, encerclé par des monts enneigés. Parfois, une rencontre géologique aux formes daliesques vous tire de cet infini aux tons ocres pour vous pousser à jouer avec elle à des devinettes, comme savent si bien faire les nuages. Un hôtel de sel avec vue sur le salar et un autre dans une vallée non loin de lagunes colorées, nous auront abrités deux nuits dans des conditions frigorifiques (en-dessous de 0°C) et inoubliables. C’est dans ces moments que l’on se dit : vive les super sacs de couchage ! Le dernier jour, nous nous sommes levés à 4h du matin pour pouvoir voir le lever du soleil sur de magnifiques geysers à 5000 m d’altitude, dans une odeur de souffre : spectaculaire !

Après ces trois jours d’aventure sans avoir pris de douche, nous avons passé la frontière au petit matin et sommes arrivés au Chili dans le petit village-oasis d’Atacama. J’y suis restée une petite semaine, quittant ici, après cinq semaines ensemble, ma compagne de route, Lucie, qui repartait sur Santiago.

Je vous raconterai dans de prochains articles mon beau séjour au Chili qui s’est terminé le 11 septembre. Je vous donne quand même mon parcours : San Pedro d’Atacama, Caldera, La Serena, Santiago, Valparaiso, Villarrica, l’île de Chiloé, Puerto Montt.

Je suis arrivée en Argentine dans la petite ville montagneuse (et capitale du chocolat) de San Carlos de Bariloche, dite Bariloche. Estelle, une amie de France (la première qui me rejoint depuis mon départ) est arrivée le jour suivant pour trois semaines à mes côtés.

Nous avons fait une escale à Esquel, toujours dans les montagnes, puis nous sommes allées droit vers l’est pour rejoindre l’Atlantique que je retrouvais enfin, pour visiter la splendide péninsule de Valdès, un parc national, où l’on a pu voir plein d’animaux : guanacos, pingouins, lions de mer, éléphants de mer mais surtout… les majestueuses baleines franches australes ! Un rêve que j’avais depuis longtemps. Être auprès d’une baleine vous donne un sentiment d’apaisement incomparable.

Puis, après 35h de bus, nous sommes arrivées vendredi soir au bout du monde : Ushuaia. Une ville mythique où le peuple Amaya avait commencé à habiter et où les navigateurs de tous horizons se sont succédés pour voir de leurs yeux cette beauté australe scintillant de sa lumière si particulière.

Ce soir, nous terminons notre séjour au bout du monde avec une balade en raquettes, un dîner près du feu et un retour en chiens de traîneau !

A bientôt…

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Jamais le temps n’aura passé aussi vite ! Dans mon dernier article, je vous annonçais que j’allais passer la frontière Pérou / Bolivie et dans celui-ci, je vous annonce que, dans trois jours, je passerai la frontière Bolivie / Chili !

Entre temps, j’en ai vu des choses ! Surtout de beaux paysages sur l’Altiplano bolivien, très aride et avec une luminosité parfois aveuglante.

A la frontière entre le Pérou et la Bolivie, j’ai dû payer un petit supplément car j’étais restée plus longtemps que prévu. Le bus a bien failli repartir sans moi ! Une belle frayeur ! Le premier village bolivien portait le nom de Copacabana, sur une presqu’île du lac Tititcaca. Je suis arrivée en pleine fête où des gens venaient des quatre coins des alentours pour faire bénir leur véhicule par un prêtre devant la cathédrale. Puis ils les arrosaient de champagne, de vin pétillant, et même de coca cola ! Surprenant ! Les véhicules étaient décorés, surtout à l’avant, par des fleurs, réelles ou en papier crépon, de toutes les couleurs.

C’est de là que se prenait le bateau pour la fameuse île du Soleil. Toute une journée de marche sur la crête pour revenir avec un pilote de bateau complètement ivre ! Là aussi, sueurs froides ! Mais tout s’est bien terminé, fort heureusement !

Bref, la Bolivie commençait bien ! La suite a été moins agitée, rassurez-vous, mais tout aussi haute en couleur. La pauvreté est encore plus marquée qu’au Pérou. La vie est rude. Le climat très dur à supporter, surtout à cette période de l’année, car le soleil tape très fort et le froid est très pénétrant.

Sur ces deux semaines boliviennes, je n’ai pas quitté l’Altiplano, oscillant entre 3000 et 4000 mètres d’altitude !

La Paz, l’une des plus grandes villes, est impressionnante par sa planification car elle est toute en longueur, suivant la pente de la vallée, où elle s’y verse comme un gros serpent. J’y ai rencontré Elvia et Anita, deux femmes formidables, à la tête de l’association APLAB, pour la sensibilisation des personnes au respect des animaux. J’ai aussi visité le site archéologique de Tiwanaku, vestiges d’une importante civilisation. Le 6 août, j’ai vécu à nouveau une fête nationale, puisque c’était l’anniversaire du jour de l’Indépendance ! Dix jours après celle du Pérou ! On s’habitue à la fête, croyez-moi !

Je me suis rendue ensuite à Oruro, où cette même association se bat contre le trafique d’animaux sauvages dans les marchés de la ville, ainsi qu’à la fermeture de son zoo. Etablissement que j’ai visité et dans lequel j’ai pris plein de photos.

Cyntia, Jorge et Raul, des bénévoles de l’association, nous ont fait visiter, à Lucie et à moi, leur belle petite ville, ancienne ville minière, où se trouve également la plus grande statue d’Amérique du Sud, une vierge à l’enfant, toute neuve !

Puis nous avons passé quelques jours à Sucre, la ville blanche. Ville coloniale avec quelques jolies places et de belles églises, nous avons assisté à un défilé d’artisans boliviens, organisé par des étudiants québécois, sous la verrière de la cour intérieure de la maison de la Culture.

Nous sommes allées ensuite à Potosi, à plus de 4000 mètres d’altitude. Arrivées un dimanche, il n’y avait pas grand chose à faire dans ce froid glaciale, à part d’aller au cinéma ! Un vieux cinéma avec des sièges en bois qui font un bruit claquant quand ils se referment, et où l’on y passe en majorité des films hollywoodiens.

Nous sommes maintenant à Uyuni, porte d’entrée du désert de sel du même nom, le plus grand du monde ! Nous partons demain pour trois jours d’excursion en 4×4 à travers le Salar et le sud Lipez, des beautés de la nature, désertiques et spectaculaires. Nous finirons notre périple en traversant la frontière avec le Chili pour aller à San Pedro d’Atacama, en bordure d’un autre désert de sel, chilien cette fois-ci ! Ce sera donc mes trois derniers jours en Bolivie. Je n’y serai restée que deux semaines, me calant sur le planning de ma partenaire de voyage, Lucie, qui doit traverser ses pays plus rapidement. Cela rattrapera une partie de mon retard mais me donnera le sentiment étrange de ne pas en avoir profité autant que dans les quatre premiers pays dans lesquels je suis passée.

Mais en Bolivie, j’aurai aussi fêté mes six mois de voyage ! Etape importante, qui m’a permise de me dire que le temps était finalement vite passé. Je suis maintenant au quart de cette fabuleuse aventure ! La chance que j’ai eu jusqu’à présent est de pouvoir parler la même langue et donc ainsi de pouvoir communiquer aisément sur tous les sujets. Ce qui ne sera pas toujours le cas…

La Bolivie est un magnifique pays. Les vêtements de chacun sont des arcs en ciel de couleurs qui tranchent avec le paysage aride. Les femmes sont coiffées de beaux chapeaux d’où sortent deux longues tresses terminées par des pompons. Elles portent des jupes bouffonantes qui leur donnent des airs de toupies-poupées russes ! Elles ont, la plupart du temps, un grand tissu très solide qu’elles nouent et enfilent autour de leurs épaules, ce qui leur sert à porter une charge, souvent lourde, ou à transporter leur jeune enfant. On ne peut pas rester indifférent aux enfants de Bolivie, surtout quand deux petites billes noires vous regardent, surmontant une paire de joues rougies par le froid. Ils ont le regard des enfants qui voient quelque chose pour la première fois, à la fois curieux et étonnés.

La Bolivie, c’est également un pays où internet fonctionne très mal, comme vous avez pu le deviner ! J’espère donc qu’au Chili, je trouverai une meilleure connexion pour vous envoyer mes photos du Pérou et de Bolivie !

Les trois prochains jours s’annoncent à la fois difficiles et inoubliables. Difficiles, car il fait déjà très froid ici à Uyuni et on nous a annoncé un froid encore plus saisissant, surtout pendant la nuit, avec des -15°C ! Il y aura peu ou pas d’électricité, idem pour l’eau courante et l’eau chaude ! Mais ce que l’on s’apprête à découvrir s’avère être impressionnant de beauté par son immensité et sa pureté.

Je vous raconterai tout ça, une fois arrivée au Chili !

A bientôt…

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Je n’ai plus que quelques heures à passer au Pérou, et mon coeur, une nouvelle fois, se sert très fort en pensant à tous les bons moments que j’ai passés avec des personnes toutes plus adorables les unes que les autres.

Le Pérou est bien un pays magique et étonnant, qui vous réserve des surprises mythiques et vous offre des petits riens qui sont les plus grands bonheurs du monde.

Comme certains de vous le savaient, j’ai fêté ce dimanche 28 juillet mon anniversaire ! 33 ans ! Une journée qui restera à jamais gravée dans ma mémoire. Cette même date est aussi le jour de la fête nationale du Pérou, le jour de l’indépendance. Alors tout le pays était en fête ! Quel beau cadeau, tout un pays qui fête votre anniversaire… lol !

Je l’ai célébré à Cuzco, avec ma super compagne de voyage, Lucie, (voilà maintenant 15 jours que nous faisons la route ensemble), et des péruviens. Ce fut INOUBLIABLE !

Nous avons quitté Cuzco lundi pour nous rendre à Puno, au bord du lac Titicaca (qui veut dire en aymara « Puma de pierre »), à 3827 mètres d’altitude ! Les paysages que l’on a traversés en bus et ceux qui bordent le lac sont à couper le souffle. Des sommets arrondis et des pentes recouvertes d’un pelage doré, dépourvu d’arbres, dominent à peine de hauts plateaux où coule deci delà une rivière, parsemée de petits étangs. Les bergers de tous âges affrontent le soleil et le vent pour montrer le chemin à leurs moutons ou à leurs lamas. Une beauté qui ne vous laisse pas indifférent.

Sur le lac à consonance rigolote, nous avons fait une excursion en bateau pour rendre visite à la communauté des uros qui vivent sur des villages flottants, grâce notamment à des couches de joncs superposées. Le temps était idyllique et les costumes des habitants remplis de couleurs. La sérénité nous a vite envahi car le calme était le maître des lieux. Protégées par deux péninsules, les îles reçoivent peu de vagues si ce n’est celles produites par quelques bateaux. Ainsi, on se laisse vite bercer par cette ambiance imaginaire, comme tirée d’un conte pour enfant. Le côté obscur est que ce doux moment est en grande partie une belle mise en scène pour les touristes, comme un Eurodisney à la manière du Titicaca. Nos visites sont donc toujours mitigées lorsque l’on accepte de faire ce genre d’excursion. Mais je ne regrette rien car j’ai appris beaucoup de choses et admiré des décors fabuleux.

Ce dernier jour de juillet, nous quitterons donc le Pérou, pays des Incas, pays des rêves exaucés et bien plus encore… Nous longerons le lac pour traverser la frontière Pérou/Bolivie, et irons nous poser pour une nuit à… Copacabana ! Oui, oui, vous avez bien lu ! Mais rien à voir avec sa grande soeur brésilienne. Elle est située sur une péninsule et c’est de là que nous pourrons partir pour les îles du soleil et de la lune (ça aussi, ça fait rêver, je sais).

Je voudrais remercier très chaleureusement tous ceux qui ont pensé à mon anniversaire, leurs messages et leurs attentions m’ont beaucoup touché. Etre loin de son pays peut parfois être difficile et les preuves d’affection qui traversent les océans pour venir vous réchauffer le coeur sont alors inestimables. Encore une fois : MERCI.

Je réponds aussi à ceux qui se sont inquiétés de mes petits soucis rencontrés à Trujillo et à Lima : je vais beaucoup mieux, ma grippe n’a duré que quatre jours ; je n’ai pas eu réellement le mal des montagnes (à part parfois un léger mal de tête, mais heureusement que les bonbons à la coca sont là !) ; mon problème de carte bancaire est en train enfin de se résoudre. Merci de vous être inquiétés.

Je vous laisse ces quelques lignes péruviennes qui en attireront d’autres boliviennes…

Adios mon beau Pérou… et à moi la Bolivie !

A bientôt…

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Un jour spécial…

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Un magnifique jour à Machu Picchu…

 

 

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