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Archive for octobre 2013

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Aéroport de Buenos Aires, salle d’embarquement.
Prête pour de nouvelles aventures !

Dans un voyage au long court, les arrivées sont toujours suivies de départs après un temps plus ou moins long. Mon départ d’Amérique du sud a fini part pointer le bout de son nez (après plus de 8 mois et 23 jours) et mon coeur s’est encore retrouvé à battre à cent à l’heure. Une émotion étrange m’envahit. Je suis à la fois triste de quitter ce merveilleux continent et tous les gens que j’y ai croisés, mais aussi curieuse de découvrir le prochain et de savoir ce qu’il me réserve.

Je vous écris de l’aéroport de Santiago où je suis en transit pour quelques heures. J’ai quitté Buenos Aires il y a trois heures et traversé pour la dernière fois la cordillère des Andes. J’ai dit au revoir à la merveilleuse famille franco-argentine qui m’hébergeait depuis plusieurs semaines. Ils m’ont remarquablement accueilli et m’ont considérée comme l’une des leurs. Et ça fait du bien de se sentir en famille lorsque l’on est loin de la sienne !

Je les remercie donc très chaleureusement et je laisse, une fois de plus, un peu de moi-même et une partie de mon coeur dans cette Argentine qui vit au rythme du maté et dont les personnalités des gens qui l’habitent sont aussi variées que les paysages qui la composent.

Je remercie : Gilles et Liliana (Lili), les parents, qui m’avaient accueillie avec Estelle la première fois ; Manini (la fille) et Federico (dit el Chino) qui m’ont accueillie ces deux dernières semaines ainsi que leur petite chienne Uma qui m’a tenue compagnie ; Yves (le fils) et Anía qui partent bientôt pour San Francisco ; Mati (l’autre fils), superbe danseur professionnel qui m’a fait vibrer dans sa comédie musicale « Cléopatre » ; Yani (la filleule de Lili) avec qui j’ai partagé de nombreux rires et Cira, la chienne labrador de Gilles et Lili.

Ce sont tous des gens qui ont une joie de vivre incroyable et qui m’ont tendu la main quand j’en avais besoin. Je ne les remercierai jamais assez. Mes deux dernières semaines chez Manini et Federico m’ont permise de recharger mes batteries et de faire des recherches pour la suite de mon parcours car je suis actuellement à la recherche de financements pour poursuivre mon voyage, ainsi que d’un travail temporaire en Nouvelle-Zélande ou en Australie. Leur petite chienne Uma, m’a tenue compagnie durant toutes ces journées de labeur et ce fut un plaisir d’avoir cette petite peluche à mes côtés. Nous avons tissé des liens forts et notre séparation a été déchirante… J’ai été toute aussi proche de ses deux maîtres et lorsqu’ils revenaient de leur travail en fin d’après-midi, nous prenions le maté, nous pouvions parler pendant des heures et ils me faisaient goûter les spécialités du pays.

Il vont longtemps me manquer…

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Heure du maté accompagné de délicieuses pâtisseries argentines à la patate douce et au coing, avec Manini et Federico (dit Chino).

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Avec Gilles et Lili, ma famille argentine !

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Avec Yani et Lili à l’aéroport de Buenos Aires.

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Avec la petite Uma devant le tee-shirt de Federico signé par Diego Maradona en personne !

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Mes adorables hôtes et amis : Federico (el Chino) et Manini.

Dimanche, mon dernier dimanche sud-américain, j’ai vécu un moment très intense également puisque je suis allée à une conférence tenue par Roger Payne (très grand spécialiste des baleines) et Jane Goodall (très grande spécialiste des chimpanzés). Deux personnes qui ont évidemment une grande influence pour moi. Et j’avoue ne pas avoir été déçue par le message de paix qu’ils y ont exprimé. Ce fut une belle rencontre entre deux grandes figures de la protection animale. Un moment émouvant qu’on ne peut oublier.

Lundi, mon dernier lundi sud-américain 😉 , j’ai été rendre visite à un refuge, le refuge de Saint-François d’assise qui se trouve à deux heures de train de banlieue de Buenos Aires. Il est tenu par une femme formidable, vétérinaire, Patricia. Il y héberge 400 chiens, 6 chats, 6 poneys, une ânesse, deux chèvres, deux moutons, trois poules, une pintade ! Tous sauvés de vies épouvantables. C’est un endroit très propre avec beaucoup d’arbres et plein d’amour. Certains chiens sont fortement handicapés (cécité, paralysie, tremblements,…) et pourtant on peut les voir heureux. C’était aussi un moment très fort où j’ai à nouveau beaucoup appris sur la manière de tenir un refuge. Merci donc à Patricia et à toute son équipe qui font un travail remarquable mais malheureusement pas toujours facile à cause du manque cruel de moyens.

Je quitte donc cette Amérique sereine, avec toujours cette envie de continuer et d’en savoir plus sur les relations entre les hommes et les animaux. J’ai adoré ce continent (le sud), et la splendeur des paysages que j’étais venue chercher était bien au rendez-vous.

A moi maintenant l’Océanie ! Je commence par la Nouvelle-Zélande, pays des kiwis et des rugbymen… Un autre continent m’attend, une autre culture, d’autres civilisations, d’autres peuples.

Je pars prendre l’avion qui va bientôt décoller, pour 13h de voyage jusqu’à Auckland  !

Je vous raconterai tout ça… à bientôt !

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Je quitte Puerto Iguazu le coeur serré car j’y ai passé une dizaine de jours très agréables. J’ai pu me reposer et recharger mes batteries ! Tous les matins et au coucher du soleil, des milliers d’oiseaux chantaient à tue-tête dans le petit jardin de la chambre d’hôte où je logeais. Maria, la propriétaire, et sa petite chienne, Lys, m’ont reçue comme une princesse si bien qu’elles sont devenues des amies et nous passions nos soirées ensemble. Ce fut très relaxant. Malheureusement, internet a très mal fonctionné (à cause du temps m’a-t-on dit) et du coup je n’ai toujours pas pu poster mes albums photos. J’ai même manqué un rendez-vous vidéo sur internet avec les enfants de la classe de maternelle de Rochefort qui me suivent depuis le début !

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Lys

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Tout à l’heure, après une visite rapide chez un couple de voisins passionnés d’oiseaux, où j’ai pu observer les colibris du matin venir s’abreuver, je suis partie en bus direction San Ignacio. Maria est venue m’accompagner et nous nous sommes dit au revoir en nous promettant de nous écrire. C’est fou, ça me fait toujours très plaisir lorsque l’on vient me chercher ou l’on m’accompagne prendre mon bus ou mon avion !

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Je partais en fait pour Buenos Aires mais je fais une halte à San Ignacio (d’où je vous écris), toujours dans la province de Misiones, pour visiter d’importantes ruines jésuites. Je reprends ensuite un bus ce soir pour la capitale où j’arriverai demain midi. Je vais passer quelques jours dans la famille qui m’avait accueillie avec Estelle il y a deux semaines. Une grande famille franco-argentine, tous plus adorables les uns que les autres. J’ai aussi hâte de les retrouver.

La terre de la région est rouge et colore tout ce qu’elle atteint : les véhicules, le bas des habitations, les chaussures, les vêtements, les pattes des animaux (et notamment celles de Lys qui les posent un peu partout !). Ici, à San Ignacio, c’est encore la forêt tropicale. Le village n’est pas très grand et les ruines représentent le principal intérêt. Le temps est lourd et moite, et le soleil joue avec les nuages à tel point que tout le monde se demande s’il va finir par pleuvoir. J’ai mis mon grand sac à dos dans un casier près du terminal, le temps de visiter les environs. Je profite une dernière fois de cette ambiance amazonienne qui m’aura suivie tout au long de mon périple (sauf au Chili). J’aime cette verdure permanente et ces multitudes de plantes qui poussent ça et là comme des feux d’artifices. Il y a aussi les insectes bien sûr. D’ailleurs, en même temps que je vous écris, une petite fourmi s’amuse à me chatouiller mon bras nu. Ca fait trois que je lui souffle dessus pour qu’elle s’en aille, mais rien à faire, elle persiste ! Et parmi les insectes, il y a aussi les papillons, et ici ils sont impressionnants de beauté. Non, il n’y a pas à dire, il faut avoir vu au moins une fois dans sa vie la forêt tropicale. C’est saisissant de voir ce monde vivant !

A bientôt…

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On me l’avait prédit, on ne m’avait effectivement pas menti. Les chutes d’Iguazú sont spectaculaires ! « Espectacular » comme on dit ici en Amérique du Sud. Mot que je m’amuse souvent à répéter dès que je découvre une beauté naturelle sud-américaine (ce qui faisait sourire Estelle). Car depuis mon départ, dans chacun des pays traversés, les habitants vous certifient toujours qu’il y a le plus grand, ou le plus beau, ou le plus gros, ou le plus petit, ou le plus « je-ne-sais-quoi », – du monde. Alors à chaque fois que je suis devant une merveille du pays, je dis « es espectaculaaaaarrrr !  » et tout le monde approuve en rigolant !

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En pleine forêt humide, la faune et la flore étaient au rendez-vous. Des martinets des cascades tournoyaient au coeur des chutes. Aux abords des chemins, de petits mammifères au nez pointu, les coatis, venaient inspecter si vous n’aviez rien laissé derrière vous. J’ai vu aussi de magnifiques toucans, des lézards, des araignées et plein de papillons de toutes les couleurs et de toutes les tailles.

Pour arriver aux pieds des chutes, en marchant sur des passerelles ou en bateau, il ne faut pas avoir peur de se mouiller. Ce qui rafraîchit et qui fait du bien, surtout en milieu de journée quand les températures dépassent les 30°C.

Ce décor magnifique est en réalité formé par 275 chutes d’eau qui s’étendent sur 3 kilomètres. La « gorge du diable » en fait partie. La rivière Iguazú fait office de frontière entre l’Argentine et le Brésil. Des deux côtés, les parcs nationaux se sont un peu transformés en parcs d’attractions et on peut y pratiquer toutes sortes d’activités sportives, nautiques et aériennes. Les touristes affluent du monde entier.

Traverser la frontière pour aller d’un côté ou de l’autre est très simple. J’ai donc passé quelques heures au Brésil (mon 8e pays en quelque sorte). C’était la première fois depuis mon départ que je ne parlais pas la langue du pays. Ca m’a fait tout bizarre ! Le portugais n’est pas très difficile mais heureusement qu’ils parlaient aussi l’espagnol et l’anglais.

Le côté féérique d’Iguazú repose aussi sur ses arcs-en-ciel en demi-cercle que l’on découvre dès que votre position par rapport au soleil vous le permet. On aurait presque envie de grimper dessus et de s’en servir comme d’un pont pour passer d’une chute à une autre !

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Ce fut pour moi deux belles journées qui m’ont permise de retrouver les émotions et les sensations de la forêt amazonienne.

A bientôt…

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Estelle est partie jeudi et j’ai quitté la vie agitée de Buenos Aires vendredi pour 20 heures de bus qui m’ont amené au fin fond de la forêt tropicale, dans la province de Misiones, aux frontières avec le Brésil et le Paraguay : Puerto Iguazú ! Je m’apprête aujourd’hui à découvrir ces si extraordinaires chutes dont tout le monde me parle depuis un mois, les chutes d’Iguazú. Je retrouve la forêt que j’avais laissée derrière moi depuis des mois, ainsi que mon débardeur, mes sandales et ma lotion anti-moustique !

Je fête aujourd’hui mes 8 mois de voyage avec une nature magnifique qui me réserve encore plein de surprises. Je prends enfin un peu de temps pour me retrouver et écrire un peu, classer mes photos, répondre aux amis, relancer des sponsors et trouver des financements car ma bourse commence à être de plus en plus légère. Je prépare mon voyage en Nouvelle-Zélande où je pense y travailler quelques temps.

Pour fêter ces 8 premiers mois, voici une photo avec le célèbre glacier Perito Moreno que j’ai eu la chance de voir sous un soleil magnifique, il y a quelques jours :

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En voici une autre avec les baleines franches australes de la péninsule de Valdès près de Puerto Madryn (le teint blafard, c’est à cause de la crème solaire ! ) :

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Je vous promets de vous en envoyer beaucoup plus prochainement !

A bientôt…

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