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Archive for 23 février 2013

Caracas, contre toute attente…

En partant de France, je dois reconnaître que j’appréhendais un peu de commencer mon voyage par une ville aussi grande, à la réputation aussi dangereuse. Notre vision de français, d’européens même, nous mène parfois à croire des choses qui sont souvent tronquées une fois l’Atlantique passée.

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Caracas by night

Bien évidemment, Caracas est dangereuse. Mais comme dans toutes grandes villes, il y a des règles à respecter. Je suis une femme, étrangère, seule, ne connaissant absolument pas la ville. Que croyez-vous qu’il faut faire dans ces cas-là ? La même chose que ferait une personne dans le même cas que moi arrivant à Paris. Être prudente et attentive, respecter les habitudes des habitants, essayer le plus possible de parler leur langue.

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Avec Mariana et Lolita

Maintenant que j’ai quitté la ville, je peux dire que j’ai été particulièrement et agréablement surprise du déroulement de mon séjour à Caracas. Je n’ai ressenti à aucun moment un sentiment d’insécurité ou de quelconque menace. Et ceci, je le dois en très grande partie à ma chère Mariana qui s’est occupée de moi et m’a aiguillée dans la ville comme une sœur. Il est en effet capital dans ces cas-là de séjourner chez une personne locale et de vous promener avec elle. Elle saura vous faire découvrir les plus beaux coins de sa ville et vous apprendra les règles les plus importantes.

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Mariana et Lolita

Un grand merci donc à Mariana et à sa grande gentillesse. Elle m’a permise de profiter à fond de cette belle ville pleine de surprises. Les quatre jours ont été couverts de soleil. Nous avons pu partager de beaux moments dont on se souviendra longtemps. De plus, sa petite chatte de six mois, Lolita, a également veillé sur moi lorsque le manque de ma famille et des amis que je venais de quitter était encore très fort. Elle dormait près de moi la nuit et faisait mille pitreries pendant la journée.

Caracas est une ville qui pourra vous étonner. Nichée au creux d’une vallée, séparée de la mer par une montagne, elle a plein d’atouts pour vous séduire. On y fait de belles rencontres.

Rien que le mot « CARACAS » nous transporte dans un autre monde. Il sonne à nos oreilles comme des maracas jouant les notes de musique des tropiques.

N’ayez plus peur de cette grande ville. Soyez juste prudents et je vous promets que vous risquez d’avoir d’agréables surprises…

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Carnaval de Caracas

Moi qui m’attendais à un immense défilé avec des filles portant des plumes multicolores, des chars de toutes les tailles et des musiciens ambulants, je m’étais trompée sur toute la ligne !

Le carnaval au Venezuela dure du vendredi au mardi gras. Quelques jours fériés pour les vénézuéliens qui en profitent souvent pour partir en vacances. Beaucoup de choses sont donc fermées. A Caracas, de nombreux habitants sont partis pour ce week-end prolongé et la ville est relativement calme.

Je suis donc arrivée dans un contexte idéal car les gens sortent en famille, dans des lieux de détente. Les enfants sont déguisés et heureux de partager des moments avec leurs parents. Tout le monde profite du carnaval à sa façon. L’attitude paisible et joyeuse de chacun m’a très souvent fait oublier que Caracas est considérée comme l’une des villes les plus dangereuses au monde.

Pendant ces quatre jours passés à travers la ville, j’ai vraiment beaucoup apprécié de voir tous ces bambins déguisés, déambulant ça et là. J’avais un peu l’impression d’être dans un parc d’attraction, où le but principal est de s’amuser autant qu’on veut, et où l’on croise des personnages aussi étranges qu’irréels.

Chaque jour, je découvrais de nouveaux déguisements. Ils étaient portés aussi bien par des tout tout petits (j’ai vu un bébé de quelques mois dans son landau déguisé en petit chat !) que par des enfants déjà bien grands.

On s’aperçoit très vite que certains parents veulent rivaliser d’originalité pour le costume de leur chérubin. En effet, on trouve des déguisements très élaborés, fabriqués avec amour (un tournesol, une poupée, un chevalier,…). Puis, il y a ceux qui sont achetés rapidement dans les magasins spécialisés et dont, du coup, on peut voir la réplique par dizaine (Spiderman, Buzz l’Eclair, Woody le Cowboy de Toy Story, La Belle de La Belle et La Bête, Blanche-Neige, Minnie, des papillons,…).

Mais tous ces déguisements donnent mille couleurs aux rues de la ville. Mille couleurs qui virevoltent sous le soleil. C’est beau et ça donne envie de se poser un moment et de les observer. On se demande toujours qui va-t-on rencontrer au détour d’une rue : un pirate, une fée, un pompier, une coccinelle ? Et quand on croit avoir tout vu, il y en a toujours un qui surgit pour vous impressionner.

Les minois des enfants sont parfois maquillés. Ils portent souvent des chapeaux ou des bandeaux sur la tête. Certains ont des accessoires comme des épées, des serre-têtes avec les oreilles de Mickey, des glaives laser, des baguettes magiques. Et ce sont à coup sûr les parents qui finissent par les porter et courir derrière leurs heureux propriétaires.

J’ai essayé de me remémorer la sensation et l’émotion que j’avais lorsque, petite, je portais fièrement mon beau costume, tant rêvé les jours précédents. Et je pouvais constater cette même émotion dans les yeux des petits vénézuéliens qui s’agitaient autour de moi.

Pour agrémenter la fête, des vendeurs ambulants vous proposent des sachets de confettis et des bombes fils serpentins. Les enfants adorent ça et y ajoutent des bombes d’une sorte de mousse à raser. Il y a aussi les bombes à eau : petits ballons remplis d’eau que l’on fait exploser à côté de sa cible. Plus rarement, et plus tardivement dans la journée, il y a les fameux pétards.

Une chose est sûre, c’est que je ne suis pas prête d’oublier ce merveilleux accueil que m’avait réservé le Venezuela pour ces premiers jours de voyage !

>>> Pour voir les photos, cliquez ici :

Carnaval de Caracas

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Les chiens de la fac

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Il a été très surprenant pour moi de voir des chiens en liberté dans un milieu universitaire. Le domaine est pourtant clôturé. Mon plus grand étonnement était assurément de constater que tous les élèves n’y prêtaient qu’une attention somme toute modeste. Ils allaient et venaient dans les halls, les escaliers, les allées, et passaient à côté d’eux de la manière la plus naturelle qu’il soit. Qu’ils soient avachis en haut d’un escalier ou bien largement étendu en plein milieu du hall principal, les deux chiens faisaient partie du décor et personne n’avait l’air de s’en plaindre. Après avoir questionné quelques élèves, je me suis vite aperçue que la plupart d’entre eux les connaissaient bien, jusqu’à leurs noms.

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J’ai pu interviewer un des gardiens qui surveillaient la fac. Il m’a longuement expliqué que ces chiens appartenaient à l’établissement. Ils travaillaient avec eux. Ils les aidaient à la surveillance des lieux, en particulier pendant la nuit. Ils étaient capables de reconnaître des personnes qui n’avaient rien à faire ici. Par exemple, si un gardien d’une autre fac ou un individu un peu étrange commençait à s’aventurer dans les parages, ils leur aboyaient dessus, pouvant aller jusqu’à les mordre. En revanche, ils connaissaient la majorité des étudiants et savaient déterminer si on venait là pour étudier ou pour chercher des noises. J’avoue qu’à prime abord, cela me paraissait bien étonnant. Il y avait quand même beaucoup de monde. Mais le gardien avait l’air si sûr de lui que je finis par le croire. Devant mon étonnement, il a même demandé à son collègue assis un peu plus loin de confirmer ses dires. J’ai donc examiné pendant de longues minutes l’attitude d’un des deux chiens qui se trouvait devant moi, allongé au beau milieu du hall. Les étudiants le contournaient tranquillement, sans aucun signe de mépris ou d’agacement. Certains même portaient sur lui un regard bienveillant.

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En échange de leur aide, les gardiens les nourrissent, les soignent et vont même jusqu’à les laver fréquemment. Apparemment, ce fonctionnement est présent dans différentes facultés du parc universitaire de Caracas. Pas besoin de collier et encore moins de muselière, ils sont tout à fait pacifistes. A condition de n’avoir que de bonnes intentions, bien sûr. L’un d’eux aurait 14 ans ! Et je dois dire qu’il se portait comme un charme. Je n’ai donc pas douté du bon traitement que leur prodiguaient ces gardiens.

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J’ai été très contente de voir à quel point une bonne entente pouvait s’établir entre des hommes et des animaux. Ce qui me satisfaisait encore plus, c’était de voir que ces chiens étaient en totale liberté, sans être attachés, sans laisse, sans collier, sans muselière. Ils avaient l’air très heureux. Cela pouvait donc fonctionner… ! J’en avais la preuve sous les yeux !

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