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Archive for février 2013

Juste un petit mot pour vous dire que je pars ce matin même pour trois jours d’excursion dans le delta de l’Orénoque !

J’ai encore beaucoup de choses à vous raconter car depuis Caracas, il s’est passé pas mal de choses. Je suis à Ciudad Bolivar depuis deux semaines maintenant. J’ai vu le Salto Angel : c’était magique ! Mais je me suis faite aussi une entorse. Trois semaines de repos. J’ai passé ma première semaine avec succès. Je vais beaucoup mieux. Et là je pars enfin voir les animaux que j’espérais tant !

Je vous raconterai tout ceci à mon retour à la fin de semaine, avec photos et vidéos à l’appui.

Bonne semaine à vous !

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Caracas, contre toute attente…

En partant de France, je dois reconnaître que j’appréhendais un peu de commencer mon voyage par une ville aussi grande, à la réputation aussi dangereuse. Notre vision de français, d’européens même, nous mène parfois à croire des choses qui sont souvent tronquées une fois l’Atlantique passée.

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Caracas by night

Bien évidemment, Caracas est dangereuse. Mais comme dans toutes grandes villes, il y a des règles à respecter. Je suis une femme, étrangère, seule, ne connaissant absolument pas la ville. Que croyez-vous qu’il faut faire dans ces cas-là ? La même chose que ferait une personne dans le même cas que moi arrivant à Paris. Être prudente et attentive, respecter les habitudes des habitants, essayer le plus possible de parler leur langue.

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Avec Mariana et Lolita

Maintenant que j’ai quitté la ville, je peux dire que j’ai été particulièrement et agréablement surprise du déroulement de mon séjour à Caracas. Je n’ai ressenti à aucun moment un sentiment d’insécurité ou de quelconque menace. Et ceci, je le dois en très grande partie à ma chère Mariana qui s’est occupée de moi et m’a aiguillée dans la ville comme une sœur. Il est en effet capital dans ces cas-là de séjourner chez une personne locale et de vous promener avec elle. Elle saura vous faire découvrir les plus beaux coins de sa ville et vous apprendra les règles les plus importantes.

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Mariana et Lolita

Un grand merci donc à Mariana et à sa grande gentillesse. Elle m’a permise de profiter à fond de cette belle ville pleine de surprises. Les quatre jours ont été couverts de soleil. Nous avons pu partager de beaux moments dont on se souviendra longtemps. De plus, sa petite chatte de six mois, Lolita, a également veillé sur moi lorsque le manque de ma famille et des amis que je venais de quitter était encore très fort. Elle dormait près de moi la nuit et faisait mille pitreries pendant la journée.

Caracas est une ville qui pourra vous étonner. Nichée au creux d’une vallée, séparée de la mer par une montagne, elle a plein d’atouts pour vous séduire. On y fait de belles rencontres.

Rien que le mot « CARACAS » nous transporte dans un autre monde. Il sonne à nos oreilles comme des maracas jouant les notes de musique des tropiques.

N’ayez plus peur de cette grande ville. Soyez juste prudents et je vous promets que vous risquez d’avoir d’agréables surprises…

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Carnaval de Caracas

Moi qui m’attendais à un immense défilé avec des filles portant des plumes multicolores, des chars de toutes les tailles et des musiciens ambulants, je m’étais trompée sur toute la ligne !

Le carnaval au Venezuela dure du vendredi au mardi gras. Quelques jours fériés pour les vénézuéliens qui en profitent souvent pour partir en vacances. Beaucoup de choses sont donc fermées. A Caracas, de nombreux habitants sont partis pour ce week-end prolongé et la ville est relativement calme.

Je suis donc arrivée dans un contexte idéal car les gens sortent en famille, dans des lieux de détente. Les enfants sont déguisés et heureux de partager des moments avec leurs parents. Tout le monde profite du carnaval à sa façon. L’attitude paisible et joyeuse de chacun m’a très souvent fait oublier que Caracas est considérée comme l’une des villes les plus dangereuses au monde.

Pendant ces quatre jours passés à travers la ville, j’ai vraiment beaucoup apprécié de voir tous ces bambins déguisés, déambulant ça et là. J’avais un peu l’impression d’être dans un parc d’attraction, où le but principal est de s’amuser autant qu’on veut, et où l’on croise des personnages aussi étranges qu’irréels.

Chaque jour, je découvrais de nouveaux déguisements. Ils étaient portés aussi bien par des tout tout petits (j’ai vu un bébé de quelques mois dans son landau déguisé en petit chat !) que par des enfants déjà bien grands.

On s’aperçoit très vite que certains parents veulent rivaliser d’originalité pour le costume de leur chérubin. En effet, on trouve des déguisements très élaborés, fabriqués avec amour (un tournesol, une poupée, un chevalier,…). Puis, il y a ceux qui sont achetés rapidement dans les magasins spécialisés et dont, du coup, on peut voir la réplique par dizaine (Spiderman, Buzz l’Eclair, Woody le Cowboy de Toy Story, La Belle de La Belle et La Bête, Blanche-Neige, Minnie, des papillons,…).

Mais tous ces déguisements donnent mille couleurs aux rues de la ville. Mille couleurs qui virevoltent sous le soleil. C’est beau et ça donne envie de se poser un moment et de les observer. On se demande toujours qui va-t-on rencontrer au détour d’une rue : un pirate, une fée, un pompier, une coccinelle ? Et quand on croit avoir tout vu, il y en a toujours un qui surgit pour vous impressionner.

Les minois des enfants sont parfois maquillés. Ils portent souvent des chapeaux ou des bandeaux sur la tête. Certains ont des accessoires comme des épées, des serre-têtes avec les oreilles de Mickey, des glaives laser, des baguettes magiques. Et ce sont à coup sûr les parents qui finissent par les porter et courir derrière leurs heureux propriétaires.

J’ai essayé de me remémorer la sensation et l’émotion que j’avais lorsque, petite, je portais fièrement mon beau costume, tant rêvé les jours précédents. Et je pouvais constater cette même émotion dans les yeux des petits vénézuéliens qui s’agitaient autour de moi.

Pour agrémenter la fête, des vendeurs ambulants vous proposent des sachets de confettis et des bombes fils serpentins. Les enfants adorent ça et y ajoutent des bombes d’une sorte de mousse à raser. Il y a aussi les bombes à eau : petits ballons remplis d’eau que l’on fait exploser à côté de sa cible. Plus rarement, et plus tardivement dans la journée, il y a les fameux pétards.

Une chose est sûre, c’est que je ne suis pas prête d’oublier ce merveilleux accueil que m’avait réservé le Venezuela pour ces premiers jours de voyage !

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Carnaval de Caracas

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Les chiens de la fac

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Il a été très surprenant pour moi de voir des chiens en liberté dans un milieu universitaire. Le domaine est pourtant clôturé. Mon plus grand étonnement était assurément de constater que tous les élèves n’y prêtaient qu’une attention somme toute modeste. Ils allaient et venaient dans les halls, les escaliers, les allées, et passaient à côté d’eux de la manière la plus naturelle qu’il soit. Qu’ils soient avachis en haut d’un escalier ou bien largement étendu en plein milieu du hall principal, les deux chiens faisaient partie du décor et personne n’avait l’air de s’en plaindre. Après avoir questionné quelques élèves, je me suis vite aperçue que la plupart d’entre eux les connaissaient bien, jusqu’à leurs noms.

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J’ai pu interviewer un des gardiens qui surveillaient la fac. Il m’a longuement expliqué que ces chiens appartenaient à l’établissement. Ils travaillaient avec eux. Ils les aidaient à la surveillance des lieux, en particulier pendant la nuit. Ils étaient capables de reconnaître des personnes qui n’avaient rien à faire ici. Par exemple, si un gardien d’une autre fac ou un individu un peu étrange commençait à s’aventurer dans les parages, ils leur aboyaient dessus, pouvant aller jusqu’à les mordre. En revanche, ils connaissaient la majorité des étudiants et savaient déterminer si on venait là pour étudier ou pour chercher des noises. J’avoue qu’à prime abord, cela me paraissait bien étonnant. Il y avait quand même beaucoup de monde. Mais le gardien avait l’air si sûr de lui que je finis par le croire. Devant mon étonnement, il a même demandé à son collègue assis un peu plus loin de confirmer ses dires. J’ai donc examiné pendant de longues minutes l’attitude d’un des deux chiens qui se trouvait devant moi, allongé au beau milieu du hall. Les étudiants le contournaient tranquillement, sans aucun signe de mépris ou d’agacement. Certains même portaient sur lui un regard bienveillant.

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En échange de leur aide, les gardiens les nourrissent, les soignent et vont même jusqu’à les laver fréquemment. Apparemment, ce fonctionnement est présent dans différentes facultés du parc universitaire de Caracas. Pas besoin de collier et encore moins de muselière, ils sont tout à fait pacifistes. A condition de n’avoir que de bonnes intentions, bien sûr. L’un d’eux aurait 14 ans ! Et je dois dire qu’il se portait comme un charme. Je n’ai donc pas douté du bon traitement que leur prodiguaient ces gardiens.

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J’ai été très contente de voir à quel point une bonne entente pouvait s’établir entre des hommes et des animaux. Ce qui me satisfaisait encore plus, c’était de voir que ces chiens étaient en totale liberté, sans être attachés, sans laisse, sans collier, sans muselière. Ils avaient l’air très heureux. Cela pouvait donc fonctionner… ! J’en avais la preuve sous les yeux !

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Le téléphérique de Caracas

El Teleférico Warairarepano part de Caracas et monte jusqu’au pic El Avila dans le parc national du même nom, à plus de 2250m d’altitude. Il y a désormais des cabines modernes dans lesquelles on peut y mettre 8 personnes. Le voyage dure 20 min. La montagne se trouve entre la ville de Caracas et la mer. Au sommet, on peut y trouver de nombreuses cabanes en bois vendant mille choses, des restaurants, une boite de nuit, une patinoire, une salle de spectacle,… et même un grand hôtel vide en éternelle rénovation (ce qui lui donne des airs de la maison hantée à Eurodisney !).

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Lorsque nous sommes arrivées aux abords de l’entrée, Mariana m’a fait comprendre qu’il valait mieux que je descende de voiture maintenant pour aller chercher les places et commencer à faire la queue (la fameuse « cola »), pendant qu’elle allait se garer. Etant en plein carnaval, et donc en plein jours fériés, il risquait d’avoir un peu de monde. Il était déjà 17h et le soleil commençait à se rapprocher sérieusement de l’horizon. Nous espérions le voir se coucher quand nous serions là-haut, le téléphérique fermant à 22h.

Je pris donc les billets et commençai à chercher le bout de la « cola ». Je mis bien 5 bonnes minutes à comprendre qu’elle se trouvait à l’extérieur, au-delà des grilles du site : ça commençait bien ! Mariana m’a rejoint au bout d’un quart d’heure. Puis nous avons patienté… L’ambiance était à la fête, les enfants toujours déguisés, un groupe de musiciens et leur chanteuse avaient été invités pour l’occasion. Et nous patientions…encore et encore. Le jour commençait vraiment à s’envoler et les mètres de « cola » n’en finissaient pas. Lorsque l’on croyait que c’était terminé, il en restait encore… un vrai calvaire ! On avait faim et soif. Les petites princesses s’endormaient dans les bras de leurs parents. J’avais du mal à comprendre pourquoi toutes ces personnes, dont beaucoup de familles, voulaient monter à tout prix, à partir du moment où la nuit allait bientôt tomber. Dans mon cas, ne sachant pas si je reviendrais à Caracas un jour, je souhaitais vivre cette expérience « téléphéricaine ». Mais il est vrai que je me suis posée plusieurs fois la question si cela valait vraiment le coup de rester faire la « cola ». Moi qui ai une sainte horreur de ça ! Attendre, attendre, et encore attendre…

Au bout de deux heures et demi, les portes bénites d’une cabine se sont ouvertes à nous et nous avons enfin pu nous y installer. Bien sûr, la nuit était tombée mais le spectacle était tout aussi joli. Les lumières de la ville étincelaient comme des milliers de diamants qui descendaient le long des pentes des collines alentours. Plus nous montions, plus le trésor s’allongeait. Une véritable rivière de diamants scintillant de mille feux ! Nous volions au-dessus des cimes des arbres que nous devinions dans la nuit. A mesure que nous prenions de l’altitude, la fraicheur se faisait ressentir.

Nous arrivâmes enfin au sommet ! Un chemin unique distribuait les différentes activités et suivait la crête. Il y avait beaucoup de monde. Il était maintenant 20h passées et chacun en profitait avant de descendre. Un magicien jouait ses tours devant un public attentif. Au bout du chemin trônait l’hôtel Humbolt (visible la journée depuis le centre de Caracas). Aucune lumière ne l’éclairait et, dans la nuit, sa silhouette paraissait immense. On pouvait devinait les bruits de la mer en bas de l’autre versant. C’était un spectacle assez impressionnant. Puis les vendeurs ont commencé à fermer leurs stands. Nous nous sommes donc rapprochées du grand établissement d’où entraient et sortaient les cabines. On aurait dit un grand complexe. Il y avait la patinoire, les restaurants et bien d’autres choses encore. En nous rapprochant, nous pûmes découvrir, non sans stupeur, une immense « cola » qui en sortait. Des dizaines et des dizaines de mètres de « cola ». Mariana a d’abord essayé de me rassurer en me disant que c’était la queue pour la patinoire. Mais en la remontant, nous nous sommes aperçues au bout d’un moment que c’était bien celle du téléphérique retour… C’était pourtant évident : tout ces gens qui étaient montés voulaient assurément redescendre… Alors nous nous sommes dit qu’en attendant que la « cola » rétrécisse un petit peu, nous nous promènerions dans le complexe, quitte à manger un bout par là. Le vent et la pluie commençaient à tomber et nous étions bien au chaud à l’intérieur. Il était 21h30 environ et nous supposâmes que le téléphérique n’allait pas pouvoir fermer à l’heure… C’est alors qu’une interminable attente commença.

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Après avoir été refoulées par les restaurants parce qu’ils étaient complets, nous avons atterri dans une immense salle où des gens tenaient des stands derrière des tables. On pouvait y trouver de la nourriture, des souvenirs, des spécialités, des vêtements, des bijoux,… Une moquette recouvrait le sol et la salle avait l’allure des salles de conférence à l’américaine. Une grande baie vitrée l’entourait. Nous nous sommes donc installées près d’une table vide, le long d’une large fenêtre, épuisées. Nous commencions à avoir froid alors nous nous sommes servies des nappes comme couvertures. Nous n’avions pas grand chose à faire à part attendre. J’ai fini par m’assoupir une petite demi heure. A mon réveil, Mariana m’a gentiment apporté un hotdog. Il était presque 23h et je me suis levée pour aller voir où en était cette satanée « cola ». A mon grand désespoir, elle était toujours aussi impressionnante. La pluie et le froid l’avaient obligé à se replier dans les différents couloirs du complexe. On aurait dit un immense serpent. Les personnes qui le composaient étaient anéanties, exténuées, tels des mannequins immobiles, las d’espérer quelque chose qui ne semblait pas vouloir venir. Les enfants ne couraient plus. Ils attendaient patiemment ou dormaient ça et là dans des bras ou sur des chaises. Les adultes aussi s’endormaient. Sur une marche, contre un mur. La fatigue avait eu raison de tout le monde. On avançait doucement ; tout doucement ; trop doucement. On imaginait les cabines se remplir les unes après les autres de leurs huit passagers. Mais pour que la « cola » soit aussi longue, c’est qu’il devait y avoir des milliers et des milliers de personnes ! Je me demandai pourquoi les responsables du téléphérique avaient fait monter autant de gens sachant qu’il faudrait beaucoup de temps pour les faire redescendre. Je fis part de mon étonnement à Mariana qui m’expliqua que depuis que le téléphérique appartient à l’état, c’est le vrai bazar. Avant, il appartenait à une entreprise privée qui l’avait complètement rénové et qui faisait bien tourner l’affaire. Mais du jour au lendemain, l’état a décidé qu’il le reprenait. Et depuis, il peut arriver ce genre de chose, assez désagréable, pour ne pas dire insupportable ! A 23h30, on nous a fait évacuer de la grande salle pour rejoindre la queue. Après une heure d’attente et un parcours sinusoïdale à travers les couloirs et les cages d’escaliers de l’établissement, nous avons atteint le bout. Il ne nous restait que quelques mètres, soit une dizaine de personnes devant nous, avant de pouvoir rentrer dans la cabine tant espérée. Un des hommes du téléphérique a demandé en criant si deux personnes pouvaient venir pour remplir au maximum la cabine qui arrivait. C’est alors que j’ai vu Mariana lever la main en criant et m’attraper le bras pour m’emmener sans hésitation droit devant les barrières. Ca y est ! Nous y étions enfin. Epuisée mais heureuse d’être à la ligne d’arrivée (enfin la presque-ligne d’arrivée !). La cabine est arrivée et nous sommes montées en même temps qu’une famille. Tout le monde était content d’être là. Nous redevinions la cime des arbres et une fois que les nuages s’étaient dispersés, nous pûmes retrouver les lumières de la ville. Les degrés montaient aussi petit à petit. Nous avons fini par arriver et descendre de la cabine. Nous avions cette sensation d’être revenues sur la terre ferme ! Nous avons marché jusqu’à la voiture. Il était minuit et demi. Mais le cauchemar n’était pas tout à fait fini… En arrivant à la barrière à la sortie du parking, le gardien est venu à ma fenêtre et a parlé avec Mariana. Le ton a monté et j’ai vu Mariana commencer à s’énerver sérieusement. Depuis mon arrivée, je ne l’avais jamais vu comme ça. Elle qui était toujours si douce et si calme… Là, c’en était trop ! Nous étions épuisées de fatigue et le gardien ne voulait pas nous laisser partir car il fallait que l’on paie la taxe de parking plus cher. Mariana avait payé pour trois heures, pensant que ce serait suffisant. Elle n’aurait jamais imaginé que nous y resterions sept heures ! Elle a bien essayé de lui expliquer que nous n’avions pas le choix et que nous aurions bien aimé redescendre avant, mais rien n’y a fait. On a donc dû aller acheter un autre ticket. Mariana, folle de rage, s’est arrêtée au beau milieu du chemin et s’est rendue au guichet. Elle leur a donné une modique somme en leur disant que c’est tout ce qu’elle avait et en leur faisant bien comprendre qu’elle ne lâcherait rien. Ils ont fini par lui donner le fameux ticket de sorti. Moi, pendant ce temps, j’attendais dans la voiture, au beau milieu du passage, évitant le regard des autres conducteurs furieux, qui devaient monter à cheval sur le trottoir pour pouvoir passer. Mariana a fini par revenir et nous avons fini par sortir ! Nous n’étions qu’à 5 min de chez elle (en effet, on peut voir les cabines de la fenêtre de sa cuisine !). Nous n’avons pas trainé à nous coucher. Et comme je devais prendre mon bus le lendemain à 7h du matin, je décidai de ne partir que le soir, me sentant incapable de me réveiller à 5h du matin !

Vous l’aurez donc compris, si un jour vous allez à Caracas, il est formellement déconseillé de prendre le téléphérique en période de carnaval ! Et je sais maintenant de quoi je parle ! lol ! J

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Téléphérique de Caracas

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Caracas (suite)

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Après notre déjeuner sur la place carrée, Mariana et moi sommes allées dans un magnifique jardin très vert, dont les massifs de fleurs débordaient de couleurs. Beaucoup de familles s’y étaient retrouvées pour passer tranquillement l’après-midi, sur les vastes pelouses ombragées. On pouvait également visiter une exposition paléontologique et les vestiges d’une ancienne propriété où l’on faisait le café. De grandes cours en pierres servaient à y faire sécher les grains de café au soleil.

Il devait y avoir autant d’enfants que d’adultes. Les déguisements là encore rivalisaient d’originalité bien que le costume de l’année aura sûrement été Woody, le Cowboy du dessin animé Toy Story.

Les gens étaient heureux. Il y régnait un sentiment de plénitude et de quiétude extrême. C’était comme si nous vivions dans un monde où la paix y était reine. Aucune manifestation de violence se présentait sous nos yeux, si ce n’était les sabres laser des petits « Buzz l’éclair » (du même dessin animé). Nous nous sommes allongées un moment sur la pelouse afin d’admirer tranquillement le spectacle qui s’offrait à nous. On aurait pu se croire dans Alice aux Pays des Merveilles, tellement la vision de ce qui se passait nous paraissait irréelle. Les enfants se couraient après, venant parfois autour de nous, puis repartaient. On entendait les différents rires s’échapper des quatre coins du jardin. Quel bonheur !

Nous avons poursuivi notre promenade jusqu’à une immense place sur laquelle siégeaient en son centre des fontaines et un bassin. Là aussi, il flottait dans les airs le même parfum pacifiste et joyeux que dans le jardin. Le temps était idéal et les jeux d’eau ravissaient les enfants. L’après-midi se poursuivait doucement et nous décidâmes de quitter cet endroit féérique pour nous rendre à notre ultime destination : le téléphérique.

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 Mes photos de Caracas

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Caracas

Le premier jour m’a surtout permise de me reposer et de récupérer aussi bien du décalage horaire que de toutes ces émotions.

J’ai quand même accompagné Mariana, la jeune fille qui me loge, en fin de journée, à sa faculté d’architecture où elle avait trois heures de cours. Pendant ce temps, j’ai pris le métro (beaucoup plus propre qu’à Paris !) pour aller en centre ville, dans l’une des rues piétonnes très commerçantes. L’ambiance était joyeuse, carnaval oblige. Il me faut ouvrir une parenthèse pour vous raconter comment se passe ici le carnaval. Contrairement à ce que j’aurais pu imaginer, il n’y a pas de défilé dans les rues comme au Brésil. Ici, ce sont les enfants qui se déguisent ! Et l’ambiance est beaucoup plus douce et paisible (voir article sur le carnaval de Caracas).

J’ai fait quelques courses et qu’elle n’a pas été ma surprise lorsque j’ai remarqué qu’à l’entrée de quelques magasins, il y avait deux pancartes. L’une précisait qu’il était interdit de fumer à l’intérieur, et l’autre indiquait qu’on ne devait pas y faire rentrer d’armes ! Heureusement que je n’avais pas mon colt sur moi ! J

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Une scène avait été installée sur le boulevard de Sabana Grande. La musique était poussée à son maximum. Deux danseurs de breakdance, particulièrement doués, s’affrontaient sous les applaudissements des spectateurs.

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J’ai ensuite repris le métro pour retourner à la faculté de Mariana.

J’avais encore un peu de temps devant moi alors j’ai flâné dans les longues allées bordées de vieux arbres et de plantes exotiques. J’ai assisté à un cours de salsa et à un match de volley. Le climat de la fac, avec tous ces étudiants vacant à leurs occupations, me rappelait ma vie étudiante à Montpellier.

Une chose m’avait particulièrement frappée dès que j’étais rentrée dans cet immense complexe universitaire (le plus grand du pays) : quelques chiens se baladaient en toute liberté au milieu des va-et-vient des étudiants. J’ai donc commencé à faire mon enquête. Ils semblaient totalement intégrés au lieu. Après avoir questionné quelques personnes, j’ai fini par rencontrer un des gardes de la faculté d’architecture. Celui-ci m’a expliqué que c’était les chiens de la fac et qu’en échange de leur aide à la surveillance, notamment de nuit, ils prenaient soin d’eux. Ils les nourrissaient, les soignaient et même les lavaient ! J’ai trouvé cette collaboration intéressante (voir article sur les chiens de la fac).

Le cours de design de Mariana s’est terminé et nous sommes rentrés chez elle avec un de ses amis. La veille, Mariana m’avait prévenu qu’une de ses colocataires allait fêter son anniversaire. Et à notre retour à l’appartement, il y avait déjà quelques personnes. J’ai profité de la soirée un petit moment, échangeant avec ses jeunes caraqueños (habitant de Caracas), puis je me suis couchée, encore très fatiguée par le décalage horaire. Et heureusement que j’étais épuisée, car la fête a duré jusqu’au petit matin avec la musique à fond et des séances de karaoké qui ponctuaient la nuit ! Ma fatigue et mes boules Quies ont pu me permettre de dormir à peu près correctement, bien que la fiesta se soit déroulée dans la pièce à côté et sur la terrasse.

Le lendemain (samedi), Mariana m’avait concoctée une grande visite de la ville. Le temps était splendide. On a d’abord déjeuné. Un déjeuner qui commençait par un atelier cuisine puisqu’elle m’a appris à confectionner les arepas (galettes de maïs garnies), spécialité venezuelienne. On mélange la farine de maïs avec un peu d’eau et une pincée de sel, puis on fait des petites boules à peu près aussi grandes qu’une balle de tennis (mais il en existe de toutes les tailles). Pour les cuire, elle avait un appareil spécial arepa qui avait appartenu à sa mère. Mais on peut aussi les faire frire à la poêle.

Nous les avons garni d’avocat écrasé (avocats trois fois plus gros que ceux que l’on trouve en France !) et de fromage. Humm…quel délice ! Le tout accompagné d’un jus de fruit de la passion fait maison !

Autant dire qu’avec ce bon repas, on était parées pour la balade ! Et bien nous en a pris, car nous avons marché tout l’après-midi dans la ville pendant 13 km (distance validée par Google Earth le soir à notre retour) ! On a fait quelques musées et quelques parcs et on s’est baladées entre les gigantesques buildings. Mariana était une excellente guide, me racontant l’histoire de la ville tout en n’omettant pas bien sûr le côté architectural. J’ai été impressionnée par les édifices immenses du gouvernement, démesurés par rapport aux bâtiments qui les entouraient. Un quartier où le béton est roi, au centre de la ville, est appelé El Parque Central, mais il est à l’opposé de son homonyme New Yorkais (Central Parc). Il n’y a pas de parc et des milliers de gens, au niveau de vie moyen, vivent dans des imposantes barres d’immeubles. En fin de journée, son cousin nous a rejoint. Après un détour chez sa mère qui habitait justement au Parque Central, qui nous a offert une limonade rafraîchissante, il nous a emmené en voiture dans un autre quartier de Caracas, Las Mercedes, boire un chocolat chaud. Le cacao du Venezuela étant l’un des plus fameux, je ne pouvais pas y échapper, à la plus grande joie de mes papilles ! Le café-chocolatier se trouvait dans un centre commercial. Dans le pays, sortir dans les centres commerciaux se fait beaucoup. Il y a un parking surveillé et on est en sécurité à l’intérieur du centre. Ce qui, à Caracas est un sacré avantage. Il y avait aussi un théâtre, un cinéma, une salle d’exposition d’art contemporain et une boîte de nuit. Le chocolat chaud était accompagné de petits chocolats (type chocolat Léonidas) avec des saveurs différentes. Là aussi, je me suis régalée !

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Le dimanche, le soleil nous a suivi toute la journée. Mariana m’a emmené dans un petit village aux abords de Caracas, El Hatillo. Perchées sur une colline, les maisons de toutes les couleurs me faisaient beaucoup penser à celles de Trinidad à Cuba. Leur style colonial me ramenait à une autre époque et j’imaginais les rues sillonnées par les charrettes. Sur la place principale, la Place Bolivar (du nom du « Liberator », toutes les communes en ont une !), s’étaient réunies les familles avec leurs enfants déguisés. Ceux-ci se couraient après avec des bombes fils serpentins. Des vendeurs ambulants en proposaient, disposés sur un bout de tissu posé rapidement sur le sol, à côté des sacs de confettis. L’ambiance était joyeuse et apaisé.

Mariana m’a fait gouter la chicha, boisson sucrée à base de riz, de lait, de sucre et de cannelle. Là encore, j’étais aux anges ! Moi qui adore la cannelle ! Humm…

Nous sommes ensuite rentrées dans un magasin qui était composé de dizaines de pièces dans lesquelles étaient rassemblés tous les trésors du Venezuela (comprenez souvenirs).  Mariana m’a fait remarqué que je n’avais pas besoin de visiter le pays puisque tout était ici ! Mais il manquait peut-être les trésors naturels…

Nous avons repris la voiture pour nous rendre dans autre coin de Caracas qu’elle affectionnait particulièrement. De grands immeubles trônaient dans des quartiers résidentiels où la nature était très présente. On a pris un repas à emporter chez un libanais qu’elle connaissait bien. Nous nous sommes posées sur un banc sur une place carrée, à un niveau supérieur de sorte que l’on a pu observer un long moment les petites princesses et les petits cowboys qui couraient dans tous les sens sous le regard attentif de leurs parents.

La suite au prochain épisode (je vous raconterai notamment pourquoi ma visite du téléphérique de la ville a duré 7 heures !)…

Je suis actuellement à Ciudad Bolivar que je vais quitter demain pour prendre un petit avion qui m’emmènera à Canaïma, aux portes du Salto Angel, pour une excursion de trois jours, avec nuits dans des hamacs ! Je vous écris à mon retour…

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